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L’Allemagne mise sur les transports presque gratuits

Mobilité Société

L’Allemagne teste actuellement les transports quasi gratuits. Le pays propose un ticket unique à neuf euros mensuellement jusqu’à fin août dans les transports en commun (à part les trains grandes lignes). Cette mesure liée au pouvoir d’achat a pour finalité de diminuer l’utilisation de la voiture.

Une information omniprésente dans Berlin

À la gare centrale de la capitale allemande Berlin, il est quasiment impossible de passer à côté de l’information, présente sur des affiches ayant une couleur rouge. Omniprésent en Allemagne, depuis le premier juin, ce ticket unique affiche un tarif de neuf euros mensuel et offre la possibilité d’utiliser le train régional de votre choix sans aucune restriction. Le ticket peut aussi être utilisé dans les métros, bus, tramways et autres ferrys. La totalité des sociétés des transports, publics et privées, prennent part à cette fameuse opération devant se terminer fin août de cette année. Il n’y a que les trains grandes lignes qui sont mis de côté.

Pour les habitants et les touristes désireux de se balader à Berlin et dans sa région, cela coûtera évidemment moins cher. En plus, il sera possible d’amener son vélo sans que un coût additionnel. Les étudiants n’ont même pas besoin d’acquérir un nouveau ticket : leur offre payante passe de façon automatique à neuf euros mensuels et sa validité concerne la totalité du pays.

Des millions de tickets vendus

Neuf euros : voici le prix à régler pour l’obtention d’un ticket de transports mensuel. Avec la saison estivale, cela va évidemment avoir un impact positif sur le tourisme. Cette offre devrait également avoir un autre effet sur la circulation puisque le tarif incite à prendre les trains et les bus. Ainsi, pas mal de berlinois devraient laisser leurs voitures de côté.

Une chose est sûre : cette opération est un franc succès, et cela à peine commencée. En une seule journée, près de sept millions de tickets ont été écoulés, si on se fie au ministre des Transports. La fédération des sociétés de transports mise sur trente millions d’utilisateurs du ticket, sans intégrer les utilisateurs abonnés. Dans les échanges, ce fameux ticket est omniprésent. En Allemagne, les journaux mettent en avant bon nombre de destinations atypiques à explorer via ce ticket à neuf euros, des îles de la Baltique jusqu’aux cimes des Alpes.

Quels sont les deux objectifs de ce ticket ?

La conception du ticket unique avait été une réelle surprise pour tout le monde, au lendemain d’une interminable nuit de négociations gouvernementales, typique dans le pays. Dans le but de combattre l’inflation généralisée (augmentation de 7,9 % sur une unique année), les trois partis de la coalition se sont penchés sur un plan de soutien destiné au pouvoir d’achat. Les sociaux-démocrates du SPD et les libéraux démocrates du FDP ont tenu à soutenir les automobilistes, en diminuant la taxe sur les carburants. Les écologistes, quant à eux, ont dans un premier temps rejeté ce ticket qui selon eux soutient l’usage de la voiture. Les deux finalités de ce ticket sont de répondre à l’inflation ainsi qu’à l’enjeu climatique.

Un compromis est déniché avec l’arrivée du ticket proposé à un prix de neuf euros. Le financement est garanti à hauteur de 2,5 milliards d’euros par l’État fédéral. L’opération a une finalité majeure : solidifier le pouvoir d’achat des Allemands n’ayant pas de voiture, et leur offrir la possibilité de bouger et d’aller en vacances durant cette saison estivale. Le ticket doit représenter un avantage pour les classes populaires. Il faut savoir qu’outre-Rhin, près de 53 % des plus pauvres n’ont pas de voitures. Pour les plus riches, le pourcentage descend à 8 %, si on se fit au BPB.

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