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Transports : Les mini-trains sont-ils l’avenir du rail ?

Mobilité

Et si les mini-trains représentent l’avenir du rail ? Ils s’appellent Taxirail, Draisy ou Flexy et ils pourront demain vous déposer où vous désirez … De manière accessible, connectée et écologique. Le train classique risque bel et bien de devenir du passé. L’avenir va se faire en train léger autonome. Tandis que le tarif de l’essence grimpe, tout comme la mauvaise conscience écologique des automobilistes, les alternatives au transport des passagers par rail se multiplient. Ces options ont pour but de desservir les petites gares rurales, souvent la cible de terribles coupes budgétaires.

Taxirail, la solution bretonne face au géant SNCF

Les navettes Taxirail pourront se réunir afin de concevoir de vrais trains. La PME française Taxirail promet cela. Présente dans le département breton des Côtes d’Armor, cette dernière a pensé et conçu un véhicule sans chauffeur, semblable à un cube de verre de six mètres de longueur et offrant la possibilité de prendre jusqu’à quarante voyageurs. Le confort y est sommaire, avec un manque de toilettes et uniquement sept places assises. Néanmoins, la disponibilité en continu et les petites distances, débutant de 10 et allant jusqu’à 80 kilomètres, devraient grandement compenser ces points faibles si on se fie à ses fabricants.

L’appareil se veut plus respectueux de l’environnement, offrant une motorisation hybride marchant autant à l’électricité qu’au gaz naturel, voire même à l’hydrogène. La machine offre également une meilleure flexibilité : les clients pourront réserver leur trajet à la demande ou prendre part à un convoi fait de différents Taxirails aux heures de pointe. Des essais devraient survenir l’an prochain dans le département de la Basse-Normandie. La région bretonne est également grandement intéressée. Ainsi, cette dernière a injecté plus de cinquante mille euros dans le projet avec comme finalité la réouverture de multiples lignes locales abandonnées par la SNCF, telles que celles de Saint-Brieuc-Auray ou Rennes-Chateaubriand.

Draisy, le mini train d’avenir

Le micro train Draisy pensé par la SNCF a pour finalité de présenter une concurrence face au TER sur les petites lignes. Un secteur à fort potentiel auprès des collectivités qui ne laisse pas de marbre l’opérateur historique. La SNCF est elle également en constant développement de ses options de trains légers. D’ailleurs, le groupe a présenté en février deux prototypes durant l’incontournable sommet ferroviaire européen.

Draisy offrira la possibilité d’amener 80 voyageurs, dont trente assis et devrait procéder à une expérimentation à partir de 2025. Si on se fie à la SNCF, il s’agit de façonner un autorail moins imposant et moins lourd qu’un TER classique dans le but de diminuer l’usure et le vieillissement de la voie. La finalité est de servir des technologies digitales afin d’alléger le plus possible la gestion des circulations tout en assurant un niveau sécuritaire optimal. En se servant des matières composites et une motorisation électrique, ce petit train offrira la possibilité d’économies substantielles pouvant grimper jusqu’à 60 % du prix d’exploitation d’un train. Ce projet est plus que séduisant pour les régions et va donner la possibilité de procéder à la réouverture de lignes de moins de cent kilomètres, déficitaires jusqu’à maintenant.

Flexy, le Uber Van des rails

Flexy est un véhicule doté de neuf places pouvant fonctionner autant sur la route que sur des rails. L’autre solution, plus futuriste, de la SNCF s’appelle Flexy et a été pensée et conçue en collaboration avec la PME Milla. 50 % train, 50 % voiture, ce véhicule électrique unique pourra bouger autant sur le rail que sur la route et pourra prendre neuf passagers sur une trentaine de kilomètres. Concernant la vitesse maximum, elle sera de 60 km/h.

La finalité est de proposer une autre solution par rapport à la voiture. En plus, le véhicule pourra également connecter des villages où les trains ne s’arrêtent pas. Une manière pertinente d’offrir une réponse aux besoins des individus en milieu rural, touchés par l’augmentation des tarifs des carburants. Des premiers essais devraient survenir sur des tronçons pilote à partir de l’année 2024.

Or, cette date est encore beaucoup trop lointaine alors qu’un choc pétrolier se profile à l’horizon et pourrait contribuer à faire revivre les mouvements sociaux. En patientant jusqu’à ce que ces projets d’avenir deviennent réels, la SNCF a pris la décision de remettre en fonctionnement ces anciens trains Corail datant des années 1980. Depuis le début du mois d’avril, il est possible de faire un Paris-Nantes ou un Paris-Lyon pour moins de trente euros. Par contre, signalons l’absence de Wifi et de prises électriques. En outre, il faut envisager un trajet mettant deux à trois heures de plus en comparaison au TGV.

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