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Les causes majeures de la disparition des insectes : Agriculture intensive et bouleversement du climat

Environnement

Dans les lieux dévastés à cause de l’agriculture de masse, les pollinisateurs sont 70 % moins présents que dans les zones naturelles.

Causes majeures de la disparition des insectes

Quel est l’effet du bouleversement du climat sur les insectes ? Ce dernier a un effet certain sur les insectes. Il touche directement la collaboration entre ces animaux et les plantes. Un rapport signé de la célèbre University College situé à Londres dit que près de 49 % de la population des insectes n’existe plus dans les endroits ont été touchés par l’agriculture intensive et concernés par le bouleversement du climat.

L’étude apparue dans la célèbre revue scientifique Nature, est la toute première à dénicher le lien entre l’augmentation des températures, l’usage intensif des terres et l’extinction conséquente des insectes sur la totalité du globe. Les experts ont analysé plus de vingt mille espèces différentes d’insectes sur six mille localités présentes dans chaque zone de la planète.

Les spécialistes ont effectué la comparaison du nombre et de la richesse des insectes sur chaque lieu en comparaison au niveau de dégradation des terres en lien avec l’agriculture et l’avancée du bouleversement du climat sur la zone concernée. Dans les endroits où les terres sont changées à cause de l’agriculture intensive et où l’augmentation des températures est la plus conséquente, le nombre d’insectes est environ 49 % plus faible.

Dans ces endroits nettement plus sauvegardés, avec une agriculture présente mais plus restreinte et une augmentation moins conséquente des températures, la baisse du nombre d’insectes demeure conséquente : leur population a aussi baissé de 29 %. Dans les zones d’habitats qui demeurent naturels à 75 %, la population d’insectes a baissé de 7 %. Les lieux dont les territoires sont dévastés à 75 %, et dont il demeure seulement 25 % de lieux d’habitats naturels, ont connu une baisse de 63 % de la population d’insectes.

L’ombre disparaît à cause du réchauffement

L’agriculture intensive est la cause de la disparition d’une part de l’ombre dont les insectes ont besoin pour faire face au soleil et aux fortes températures.

Les insectes tombent à une vitesse vertigineuse dans les zones tropicales. Les territoires tropicaux, réputés pour leur biodiversité extrêmement abondante, sont ceux qui sont le plus concernés par la disparition des insectes. L’agriculture intensive et le bouleversement du climat représentent la double peine pour les insectes : la majorité de ces derniers, essentiellement dans les régions tropicales, cherchent l’ombre donnée par les arbres et les plantes sauvages afin d’affronter la chaleur et le soleil.

Cependant, dans une situation plus chaude en lien avec le bouleversement du climat, l’agriculture intensive a effacé une majorité de cette ombre.

Les pollinisateurs sont les plus touchés

Beaucoup d’insectes avaient disparu avant l’apparition de l’étude et sans aucun doute même avant la découverte de multiples espèces. Dans les lieux dévastés à cause de l’agriculture intensive, les populations de pollinisateurs sont 70 % moins conséquentes que dans les zones naturelles. Les concepteurs de l’étude affirment que la perte définie dans cette dernière n’est que le haut de l’iceberg et pourrait être beaucoup plus conséquente.

L’univers des insectes demeure encore peu connu. En outre, les experts se sont restreints aux aspects du réchauffement climatique et de l’usage des terres, sans intégrer les conséquences de la pollution.

Les pollinisateurs (abeilles et bourdons) sont les insectes les plus concernés par l’agriculture intensive et le bouleversement du climat. Or, ces derniers sont tout simplement essentiels à notre survie ! Ainsi, il faut sauvegarder les habitats naturels autour des zones agricoles, arrêter la popularisation de l’agriculture intensive, et diminuer les émissions de gaz à effet de serre afin de restreindre le réchauffement climatique.

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