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Où en sont les transports à hydrogène ?

Environnement Mobilité

Si l’hydrogène destiné aux transports publics est encore au simple stade de l’expérimentation, concernant seulement plusieurs villes en France avec de l’équipement en grande majorité proposé par les concepteurs Van Hool et Safra (respectivement belge et français), qu’en est-il des autres options de transport ?

Hydrogène : une offre limitée mais prometteuse pour les voitures

La voiture à hydrogène a déjà une longue histoire. En effet, le groupe Toyota intègre dans son offre une berline servant de taxi tandis que la célèbre marque Hyundai propose un SUV. Néanmoins, leur vente est encore restreinte par leur tarif, situé entre les montants conséquents de 50 000 et 80 000 euros. Autres freins à l’achat : les stations de recharge sont rares et la dimension des réservoirs impacte l’habitabilité. Récemment, une multitude de constructeurs et équipementiers automobiles ont fait le choix d’entrer sur le marché (parmi eux, on peut notamment le groupe Faurecia). Ces derniers ont fait l’annonce d’investissements conséquents dans le but d’optimiser ces véhicules en tant que solution alternative par rapport à l’électrique. Ces sociétés ont également misé sur des projets de voitures de course.

Tout d’abord, l’hydrogène va de plus en plus être présente dans le milieu du transport de marchandises, au lieu du diesel. Les raisons à cela sont multiples. Premièrement, il offre la possibilité de bénéficier d’une grande rapidité de remplissage. Deuxièmement, il permet de profiter d’une grande autonomie. Ensuite, le poids de l’hydrogène est restreint. Enfin, il facilite l’accès aux centres-villes. La société Hyundai a déjà vendu ses premiers prototypes alors que les entreprises Toyota, GM ou encore Traton (Volkswagen) optimisent la conception de leurs véhicules à hydrogène.

L’attente des investisseurs est immense. Ainsi, la PME américaine Nikola avait fait grand bruit et impacté considérablement la Bourse avec son annonce d’un camion à hydrogène, avant d’avouer que l’aboutissement du projet mettrait plus de temps que prévu.

Un prototype français de train dans deux ans

Pour les trains, c’est le célèbre concepteur ferroviaire français Alstom qui est sur le devant de la scène. Ce dernier a effectué un test avec une mise en circulation d’un prototype de train à hydrogène en Allemagne il y quasiment trois ans. Désormais, le groupe en est à l’étape de conception. Cependant, la création du modèle français est légèrement en retard. Or, il y a eu conclusion d’un contrat entre la SNCF et quatre zones pionnières en France.

La finalité est d’obtenir des prototypes sur les rails d’ici deux ans, et des circulations sur des lignes pilotes d’ici quatre-cinq ans dans les régions qui suivent : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est ainsi qu’en Occitanie.

Pour l’avion, il faudra patienter quatre ans

Le milieu aérien parie énormément sur l’hydrogène dans le but de diviser par deux d’ici trente ans ses émissions par rapport à 2005 comme le secteur l’avait promis. Deux solutions sont analysées afin de se servir de l’hydrogène : en tant que carburant à intégrer au niveau du réacteur – ce qui veut dire qu’il faut supprimer des obstacles technologiques et effectuer des changements conséquents du look et de l’ergonomie des avions – ou afin de concevoir un carburant d’aviation durable nommé électro-fuel ou (e-fuel). Quand l’hydrogène entre en combustion dans le moteur, le phénomène émet seulement de la simple vapeur d’eau. Pour ce qui est des réacteurs, ils ne changeront pas tellement. Toutefois, il sera nécessaire de revoir les trajets d’acheminement et la taille de l’appareil puisque l’hydrogène, même quand il est à une température extrême de – 253 degrés, demande un espace de stockage quatre fois plus grand en comparaison au kérosène.

La célèbre compagnie Airbus a intégré dans sa stratégie l’avion à hydrogène, en lui donnant une place de choix. Ainsi, ce dernier table sur une mise en service dans quasiment quinze ans, en 2035 exactement. Le groupe se penche sur trois concepts différents. Un montant colossal de 1,5 milliard d’euros a été mis sur la table de la part de la France (qui s’est engagée à respect le calendrier afin d’obtenir un avion plus « vert ») pour concevoir les technologies adéquates.

Plus rapide à mettre en place, l’autre usage de l’hydrogène est l’association avec le dioxyde de carbone capturé dans l’air afin de concevoir un carburant de synthèse ne demandant pas de changement au niveau des moteurs. Or, cette technique est nettement moins révolutionnaire que celle se servant seulement de l’hydrogène. Cependant, cette option de mélange est la solution choisie par le centre allemand de recherches aérospatiales et le célèbre groupe américain Boeing. Néanmoins, le secteur aérien doit envisager plusieurs alternatives avec l’hydrogène afin que ce dernier s’installe définitivement sur le long terme dans le marché.

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