Mali president dechu

Mali : le président déchu est parti

Géopolitique

Les militaires ayant pris le pouvoir au Mali sont parvenus à se débarrasser de l’ancien président du pays, Ibrahim Boubacar Keïta. En effet, ce dernier s’est envolé récemment de Bamako afin de se rendre aux Émirats arabes unis pour s’y faire soigner, et cela deux semaines à la suite de son renversement causé par une junte, qui d’ailleurs a donné des signes favorables pour une transition vers un pouvoir civil.

Un départ à l’étranger vers Abou Dhabi

La famille de l’ancien président malien a validé l’information : Ibrahim Boubacar Keïta est parti dans un avion avec deux autres personnes (dont on ne connaît pas l’identité) dans la capitale des Émirats arabes unis, Abou Dhabi. Son départ a été accepté pour des causes humanitaires, sous réserve de certaines conditions, que n’a pas précisé la junte.

Ce départ pour des soins à l’étranger, avait déjà été évoqué à la suite de la chute de l’ancien président. Il s’est précisé au début du mois de septembre avec une hospitalisation dans une clinique de Bamako dont Ibrahim Boubacar Keïta s’en est allé au bout de deux jours.

Touché par un court accident vasculaire cérébral

L’engagement de son départ s’est fait après des échanges avec le médiateur de la Cédéao (il s’agit de Goodluck Jonathan, ancien président nigérian) auprès des autorités du pays à la fin du mois d’août. Son départ avait déjà été abordé à la suite de sa chute. Après ce court AVC et son hospitalisation à Bamako, il n’a fait que se préciser.

L’ancien président a été victime d’un accident ischémique transitoire. Il s’agit d’un AVC durant seulement quelques minutes mais étant un signal par rapport à un éventuel futur infarctus.

La promesse de la junte vers un pouvoir civil

Les militaires qui ont pris le pouvoir sont loin d’avoir les mains libres. Pressé par la communauté internationale, mais aussi et surtout par les pays voisins ouest-africains, la junte a débuté des échanges à Bamako par rapport à la transition, qui doivent s’étaler sur plusieurs jours.

Le Comité national pour le salut du peuple, créé par les putschistes, a affirmé qu’une nouvelle page du pays s’écrivant actuellement. Le nouveau pouvoir a déclaré que la phase essentielle demande une grande réflexion et l’implication de toute la nation. Néanmoins, il faut signaler qu’il n’y a pas de représentant de la Coordination des mouvements de l’Azawad dans ce comité. Pour rappel, il s’agit de l’ancienne rébellion touareg, acteur majeur de l’accord de paix il y a cinq ans. Dans un écrit, le groupe affirme que les mesures de confiance obligatoires pour façonner un accord par rapport au partage des responsabilités n’est pas au goût du jour. Ainsi, il est nécessaire que le processus intègre des concertations participatives et consensuelles, pour une transition apaisée vers un pouvoir civil dans le pays.

Emmanuel Macron pour sa part souhaité la mise en œuvre d’une transition politique civile, avec une seule condition : une lutte féroce face au terrorisme. La transition en direction d’un pouvoir civil est encore longue mais la junte en a fait la promesse. Il reste désormais à déterminer l’étendue et la forme de cette transition, qui sont toujours à l’heure actuelle deux aspects sensibles avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest. Effectivement, la Cédéao a récemment sanctionné les tous récents leaders militaires du Mali.

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