polio afrique vaincu

La polio a disparu du continent africain

Santé

Avec les nombreux efforts des gouvernements, des médecins et des communautés, environ 1,8 million d’enfants ont évité une mort causée par la polio, a récemment affirmé l’organisation mondiale de la santé.

En règle générale, il faut patienter trois ans sans cas déclaré afin d’avoir la certification de l’OMS. Néanmoins, l’organisation onusienne a préféré patienter quatre ans cette fois-ci, afin d’être totalement certaine qu’il n’y ait plus aucun danger. Engendrée par le poliovirus sauvage, la poliomyélite (couramment appelée polio) est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse, s’attaquant en majorité aux enfants. Elle touche la moelle épinière et peut déclencher une paralysie définitive.

La polio : c’est quoi exactement ?

Déclenchée par le poliovirus sauvage, la poliomyélite concerne essentiellement les enfants. Ses deux spécificités majeures sont le fait qu’elle touche la moelle épinière et peut engendrer une paralysie. Extrêmement répandue sur le globe au 20ème siècle, un vaccin contre la maladie a été découvert dans les années 50.

Désormais, la transmission du polio semble stoppée. En tout cas, c’est ce qu’on déclaré les membres de la commission de certification pour la région Afrique. Il s’agit d’un organisme de certification de l’organisation mondiale de la santé.

Dans les endroits accessibles de façon partielle, les campagnes de vaccinations ont été effectuées avec la protection de l’armée mais également des milices d’autodéfense. Or, cela n’a pas permis d’éviter la mort d’une vingtaine de salariés médicaux ou de bénévoles au nord-est du Nigeria. Dans les lieux entièrement contrôlées par les terroristes, l’OMS et ses partenaires sont parvenu à rentrer en contact avec les habitants afin de concevoir un réseau d’informateurs pouvant donner de précieuses informations sur des cas ou d’éventuelles épidémies. Cela s’est fait via une prise de conscience collective et des efforts financiers conséquents déployés.

Des contaminations relevées dans uniquement deux pays

Avant l’apparition d’un vaccin au milieu du 20ème siècle, la polio était endémique, et cela à travers le globe. Les zones les plus riches ont évidemment eu un accès rapide au vaccin. Or, cela n’a pas été le cas pour continents asiatiques et africains, qui sont ainsi restés durant longtemps de grands foyers infectieux. Il y a 32 ans exactement, l’organisation mondiale de la santé annonçait environ 350 000 cas dans le monde et environ 70 000 sur le continent africain il y a près de 25 ans. Désormais, il n’y a que deux pays qui ont des contaminations : il s’agit de l’Afghanistan (29 malades cette année) ainsi que le Pakistan (58 malades).

Le Nigeria quant à lui, véritable épicentre de la maladie au début du 21ème siècle, était encore aux côtés de ces deux pays il y a peu de temps. À cause des salafistes, les campagnes de vaccination s’étaient stoppées il y a 17 ans. La cause ? Elles étaient pointées du doigt pour être un outil faisant partie d’un complot international dont le but était la stérilisation des musulmans. Ainsi, un travail conséquent des chefs traditionnels et religieux a été nécessaire afin que les populations autorisent la vaccination de leurs enfants.

Actuellement, il y a toujours 30 000 enfants qui sont « inaccessibles » dans le pays. Cependant, selon les experts, ce nombre est jugé beaucoup trop faible pour engendrer une transmission épidémique.

En Afrique, il y a d’autres maladies qui ont aussi été éradiquées

Il s’agit du second virus à être éliminé du continent Africain depuis que la variole a disparu, il y a près d’une quarantaine d’années. Autres nouvelles positives provenant du continent : la République démocratique du Congo s’est récemment réjouit de la fin d’une terrible épidémie de rougeole qui a provoqué le décès, en seulement vingt-cinq mois, de plus de sept mille enfants d’au minimum cinq ans.

Il y a peu de temps, le Togo a passé l’annonce d’avoir été le premier pays en Afrique à avoir « totalement éradiqué de ses terres la trypanosomiase humaine africaine, qu’on rencontre également sous la dénomination de « maladie du sommeil ».

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