velo de fonction

Le vélo de fonction se démocratise

Mobilité Travail

La demande de vélos de fonction grimpe en flèche depuis la sortie du confinement. Ainsi, des employeurs soucieux des dangers sanitaires par rapport à l’épidémie de Covid-19 désirent offrir à leurs salariés une autre solution que les transports en commun. Le cofondateur du groupe Zenride, entreprise déployant des flottes de vélos pour les sociétés, a confirmé que la demande a été multiplié par cinq depuis la crise, ce qui correspond à environ 70 demandes chaque semaine.

Le concept du vélo de fonction, plus avantageux que les vélos en libre-service, est simple. Il se définit par l’attribution d’un vélo à assistance électrique ou classique, via location ou achat par l’entreprise concernée, à chacun de ses employés. Au final, le principe ressemble à celui de la voiture de fonction, mais avec le côté respectueux de l’environnement en plus …

Points forts par rapport à la fiscalité

Envisagez un budget mensuel entre soixante et cent euros, en fonction du modèle de vélo. Les entreprises offrant ce genre de services conseillent néanmoins aux employeurs de ne pas le prendre en charge totalement, dans un souci de responsabilisation du salarié afin notamment que ce dernier conserve son cycle dans un état correct. Évidemment, l’employé peut se servir de son vélo durant ses congés et les week-ends.

Pour ce qui est de la fiscalité, il y a un avantage pour la société, qui profite d’une baisse d’impôt sur les entreprises. Cette diminution est de 25 % par rapport à la location pour un contrat d’au moins trois ans, ou, s’il y a achat des vélos, d’un quart du montant en dotation aux amortissements. Vu que le vélo de fonction n’est pas un avantage en nature du point de vue de l’URSSAF, le salarié peut de façon légale continuer d’obtenir la remise (de la part de l’employeur) de cinquante pourcents de son abonnement aux transports en commun.

Au contraire du Forfait « mobilités durables » (remplaçant l’indemnité kilométrique vélo), il n’existe pas de seuil de dépense pour bénéficier des différents avantages. Concernant le forfait « mobilités durables », il est pour sa part restreint avec un plafond de 400 euros annuel pour profiter de l’annulation de charges sociales et fiscales.

Le vélo diminue l’absentéisme

La popularisation du vélo de fonction est aussi à mettre sur le compte des prestataires qui, au fil du temps, sont de plus en plus spécialisés. Selon le cofondateur du groupe bordelais Bee-cycle, cela est positif puisque les sociétés avaient plutôt tendance à délaisser le vélo. La plupart du temps, les entreprises proposaient un simple vélo partage (en libre-service) avec énormément de contraintes et de limitations d’usage. À l’heure actuelle, les offres de service vont de la gestion de la flotte de vélos jusqu’à l’entretien. Il y en a même qui vont jusqu’à proposer des accessoires ou encore une assurance.

Sur le marché, des sociétés offrent aussi des formations à la conduite urbaine du vélo comme cela est le cas pour le groupe 2R Aventure. On propose un accompagnement aux collaborateurs dans le but de les sensibiliser à l’aspect sécuritaire, ou afin d’apprendre à faire le choix d’un itinéraire ou correctement charger son vélo. Même idée chez Zenride : on donne un guide du cycliste urbain sur les pratiques correctes de conduite afin d’optimiser le quotidien des employés mais aussi pour restreindre le plus possible le danger d’accident.

Chacun y est gagnant

Les avantages indirects de l’utilisation d’un vélo de fonction sont multiples. En effet, cela permet à l’entreprise de profiter d’un salarié en bonne santé et ayant une meilleure qualité de vie. Ainsi, sa productivité est optimale et la société y est vraiment gagnante. Le salarié aussi profite d’avantages puisque l’utilisation soutenue du vélo optimise la qualité de vie et réduit les soucis cardiovasculaires.

Des études par rapport à la mobilité vont même jusqu’à conclure que ses bénéfices sur la santé baissent l’absentéisme. Il y a plusieurs années, une étude du Medef avait même révélé qu’un collaborateur pratiquant une activité physique continue voit sa productivité grimper de six à neuf pourcents.

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