130 110 km/h autoroutes

De 130 à 110 km sur les autoroutes ?

Mobilité Société

Cette diminution de vitesse est une mesure écologique et de sécurité routière. Or, elle va aussi restreindre un peu plus les libertés des citoyens français. Ce sont donc de très beaux thèmes de démocratie. Cette proposition pourrait devenir une loi si le président décide de l’intégrer dans une liste de propositions puis de soumettre le tout à un référendum consultatif. Pour l’instant, la proposition de baisser la limitation de vitesse sur les autoroutes est écartée par Emmanuel Macron.

Un désir de la convention citoyenne

La vitesse sur les autoroutes en France va-t-elle descendre à 110 km/h ? C’était en tout cas le souhait de la convention citoyenne, qui a tranché dans les mesures qu’elle proposera au président de la République. Des solutions par rapport à une multitude de sujets ont émergé grâce à 150 citoyens, tirés préalablement au sort, avec comme objectif majeur la limitation du réchauffement de la planète. Le résultat de la mission a été donné au gouvernement courant juin.

Dans ces mesures, celle qui a fait le plus de bruit est évidemment la diminution de la vitesse à 110 km/h sur l’autoroute. Cette dernière amène autant de réactions positives que négatives. Les « pour » affirment qu’une telle mesure permettrait de diminuer le nombre d’accidents et d’autres font remarqué que plusieurs pays à travers le monde ont déjà appliqué une telle mesure.

À quoi cela servirait-il ?

Les « contre » affirment que diminuer la vitesse sur les autoroutes n’est pas une solution et cela reviendrait à reporter le problème. En effet, il y aurait alors nettement plus de voitures sur les routes nationales et départementales et les autoroutes ne vaudraient plus le coup au niveau financier. Par rapport à l’argument écologique (une telle diminution de la vitesse baisserait la pollution de près de vingt pourcents), certains affirment que la baisse serait de seulement dix pourcents.

Au final, la mesure a été soutenue à environ soixante pourcents. Ainsi, il y avait peu de chances que cette dernière soit acceptée par le gouvernement. Cela fut le cas. Par contre, d’autres mesures ont été votées quasiment à l’unanimité comme par exemple la diminution de la TVA par rapport aux billets SNCF, une prime mobilité pouvant aller jusqu’à un montant de 1 800 € ou encore la réservation des voies d’autoroutes pour le co-voiturage.

Un sujet divisant les citoyens

Le président de la République a reçu tous les citoyens de la Convention fin juin. Pour rappel, Emmanuel Macron avait décidé de tenir cet exercice de démocratie participative inédit dans le pays à la suite du mouvement des « gilets jaunes », qui avait débuté à cause de la taxe carbone sur les carburants. Le président avait également indiqué souhaiter un référendum à questions multiples par rapport à des propositions données par la Convention, information confirmée par différents membres de La République en marche ou du gouvernement.

Dans ces propositions, la baisse de la vitesse sur autoroute de 20 km/h avait focalisé l’attention et déclenchée la colère des associations d’automobilistes, ces derniers ayant déjà subi la diminution de la vitesse à 80 km/h sur les routes nationales (qui d’ailleurs fait toujours autant débat aujourd’hui).

Interrogé sur son avis par rapport aux 110 km/h, le secrétaire d’État aux Transports n’a pris aucune position. La vitesse sur les routes et les autoroutes est un éternel débat et c’est pourquoi un référendum serait sans aucun doute salutaire. À l’heure actuelle, la position de Emmanuel Macron est claire : il ne compte pas diminuer la limitation de vitesse sur les autoroutes.

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