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Danger de la pollution de l’air pour la santé : l’Anses dénonce le trafic routier

Environnement Santé

Le rapport rendu public par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) mardi 16 juillet, intitulé “Particules de l’air ambiant extérieur” s’intéresse de près aux effets nocifs de la pollution de l’air sur la santé humaine. S’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, le rapport apporte la preuve indéniable des risques liés à l’exposition aux particules fines. D’après l’Anses, le trafic routier et la combustion des produits fossiles, sont pour majorité responsables de cette pollution.

L’agence nationale de sécurité sanitaire a rendu public un rapport, mardi 16 juillet, sur les effets délétères de la pollution de l’air sur la santé humaine. Considérée comme la troisième cause de mortalité en France après le tabac et l’alcool, les risques liés à une exposition à long terme concernent de nombreuses villes.

Le rapport, intitulé “Particules de l’air ambiant extérieur”, se présente comme une compilation des études scientifiques sur les effets nocifs des particules fines. Il compile pas moins de 160 études menées sur des sujets humains et animaux, toutes examinées par des experts indépendants.

Valérie Pernelet-Joly, en charge de l’unité d’évaluation des risques liés à l’air de l’Anses explique : “C’est toute l’originalité du travail réalisé : proposer une revue des études épidémiologiques et toxicologiques les plus récentes pour évaluer les effets sur la santé des composés des particules, de leur taille et de leur source”.

Les travail de précision et d’exactitude mené par l’Anses permet de prouver une bonne fois pour toute que la pollution de l’air est nocive. “C’était un travail de fourmi donc on ne peut pas douter du niveau de preuves de ce qu’on affirme dans ce rapport, ajoute la responsable.

Plusieurs facteurs responsables de la pollution doivent être pris en compte. L’anses, dans cette revue de la littérature scientifique, met en évidence le rôle du trafic routier et la combustion des ressources fossiles. Le rapport explique dans un premier temps que les particules fines (PM10 et PM2,5) ont des effets dévastateurs sur la santé respiratoire et cardiovasculaire et ajoute qu’elles sont responsables de l’hospitalisation et des décès prématurés de nombreuses personnes. Plus une particule est fine et plus elle devient nocive pour le corps.

“On n’a pas identifié de travaux qui permettent de documenter les effets sur la santé des particules émises par l’agriculture, le transport maritime ou le transport aérien Il faut donc encourager la recherche sur ces domaines mais aussi enclencher grâce à ce diagnostic des politiques publiques pour faire baisser le niveau de particules”, explique Valérie Pernelet-Joly.

Le travail de l’Anses ne s’arrête pas là. L’Agence propose également certaines recommandations pour diminuer le trafic routier, et promeut la prise en compte des seuils d’alerte réglementaires de l’OMS.

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