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La faim dans le monde progresse

Alimentation Géopolitique

L’Organisation des Nations unies a publié un rapport le 15 juillet 2019 expliquant que la faim dans le monde était en progression pour la troisième année consécutive. Appelée également insécurité alimentaire, la sous-alimentation touchait, en 2018, 821,6 millions de personnes contre 811 millions l’année précédente. Plusieurs facteurs jouent dans cette sous-alimentation, dont les conflits, les crises économiques et le dérèglement climatique.

Pour la troisième année consécutive, la faim dans le monde progresse. D’après le rapport annuel des Nations unies publié le lundi 16 juillet 2019, 821 millions de personnes souffraient de sous-alimentation en 2018, soit une personnes sur neuf. Cette révélation vient compliquer voire réduire à néant les espérances de l’ONU concernant la suppression de la faim dans le monde d’ici 2030, comme énoncé dans ses objectifs de développement durable. David Beasley, patron du Programme alimentaire mondial (PAM) explique lors d’une conférence : “On n’atteindra pas d’ici 2030 cet objectif“.

Une des principales raisons de l’augmentation de la faim dans le monde sont les conflits. David Beasley précise d’ailleurs que “sans sécurité alimentaire, nous n’aurons jamais de paix et de stabilité”, sachant que la faim est utilisée dans le jeu de pouvoir des différents groupes armés.

Le rapport a été rédigé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture avec le concours du Fonds international pour le développement de l’agriculture, l’Unicef, le PAM et l’OMS. Il révèle que 20% de la population africaine est concernée par la sous-alimentation. Viennent ensuite l’Asie avec 11% et l’Amérique latine et les Caraïbes avec moins de 7%.

Si on s’attarde sur les chiffres, 676 millions d’Africains sont en état d’insécurité alimentaire, c’est-à-dire qu’ils ne disposent pas d’une nourriture saine et équilibrée. La situation est particulièrement gravissime en Afrique de l’Est, puisqu’une personne sur trois souffre de malnutrition.

On compte trois facteurs responsables de cette famine : le dérèglement climatique, les conflits et les crises économiques. Les pays où la faim est la plus présente sont ceux qui dépendent des échanges extérieurs, et non pas les pays les plus pauvres comme on aurait tendance à le penser. En effet, certains pays sont trop spécialisés, et pratiquent la monoculture, les rendant de ce fait extrêmement dépendant aux variations des prix du marché mondial.

Le point de départ de cette famine croissante est constamment soumis au débat par les acteurs internationaux. Là où l’ONU pointe du doigt l’abandon des politiques sociales par les pays développés, les ONG dénoncent quant à elles la mondialisation.

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