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Bouleversement du climat : les raisons pour lesquelles il faut réparer les villes

Environnement Société

Le modèle urbain ne s’est pas calqué sur les bouleversements liés aux usages et aux modes de vie. Ainsi, de renommés architectes et urbanistes dénommés Christine Leconte et Sylvain Grisot proposent divers axes de réflexion sur le futur de la ville dans l’écrit appelé « Réparons la ville aux Éditions Apogée ». Il s’agit d’un essai mettant en avant l’aspect primordial de « réparer la ville ». Il faut dire que le bâti et l’urbain sont au centre des préoccupations en lien avec le réchauffement actuel.

Évidemment, le mot « réparation » ne veut pas dire que la ville est cassée. Cela représente une réponse à un genre d’adaptation. Les modes de vie ne sont plus les mêmes et il est nécessaire de s’adapter à cela.

Les villes, causes majeures du bouleversement du climat

Dans la crise écologique que nous vivons actuellement, le constat est terrible. La conception urbaine est une des causes majeures du bouleversement du climat et ce sont bel et bien les urbains qui en font les frais. Il faut dire que la conception des villes nécessite énormément d’énergie. On peut même dire que c’est un véritable puits énergétique. Énergie, émissions carbone, pollution des sols ou encore ressources énergétiques : voilà ce que la ville réserve au 21ème siècle.

Sachez que c’est même l’activité demandant le plus de ressources minérales et émet le plus de déchets dans le pays. Les villes ont été façonnées en tant qu’objets de consommation jusqu’à maintenant. Les habitations sont pensées en fonction de standards, éléments et produits conçus en quantité industrielle. Cette manière de concevoir offre la possibilité d’effectuer des économies d’échelle conséquentes. Elle permet aussi un amortissement des coûts.

La conception du neuf est l’option souvent retenue. Cela se fait majoritairement dans des espaces vides, des lieux agricoles ou naturels tandis que de multiples bureaux et vieux édifices sont abandonnés. Une chose est sûre : afin de combattre le réchauffement climatique, il est nécessaire que ce modèle de « ville jetable » se termine.

Il ne faut plus faire de neuf mais se resservir des espaces où les constructions sont déjà là ! Or, cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y aura plus de construction. Il faut savoir que la future ville de 2050 est déjà là à environ 80 %. Le pourcentage restant sera de la nouveauté individuelle, pensée et façonnée avec un niveau d’exigence beaucoup plus haut. On peut même dire qu’il sera « cousu main » !

Des territoires et des réponses diverses et variées au niveau local

Chaque région doit répondre à un enjeu spécifique sur ce point. Ainsi, il paraît logique de dire qu’une ville extrêmement touristique du littoral français n’aura pas la même logique qu’une ville comme Lyon, Lille, Toulouse ou la capitale. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir une vision différente sur les villes afin que chacune de ces dernières puisse dénicher sa propre route. Il faut prendre en compte les localités, les compétences, les ressources agricoles ou encore les savoir-faire culturels. Cela doit être précis. Chaque ville doit pouvoir trouver sa propre solution et sa propre identité. En travaillant ensemble, la totalité des acteurs de la chaîne de production auront forcément de bons résultats.

Dans l’écrit nommé « Réparons la ville », un exemple est donné avec l’exploitation agricole du chanvre dans la région urbaine de l’Île-de-France. On y apprend que les agriculteurs de la zone conçoivent du chanvre et de la paille en désirant se lier au secteur de la construction. Il y a beaucoup d’architectes qui effectuent une formation dans la conception via ce genre de matériaux respectueux de l’environnement. Or, à l’heure actuelle, la demande est moindre mais au fil des années, les besoins de construction avec ce type de matériaux vont s’accentuer.

Il faut revoir le modèle existant !

Actuellement, l’aménagement et la conception urbaine s’effectue en silo et de façon indépendante. Tout se fait dans les friches ou dans les périphéries. Néanmoins, c’est surtout un système interdépendant. Il faut que l’urbanisme se pense sans mobilité et que la conception se pense avec l’environnement.

Afin que ces deux points soient respectés, il est absolument nécessaire de revoir le discours. Les citoyens mais également et essentiellement les décideurs doivent se pencher sur cette interrogation primordiale des villes et de leurs conceptions respectives pour faire apparaître de nouveaux récits. Lors du 21ème siècle, il faut penser des zones urbaines où on a vraiment envie d’y vivre.

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