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Le futur du transport passe-t-il par les taxis volants ?

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Savez-vous que la France possède désormais son premier vertiport ? Ce dernier est situé à Pontoise. Ce dernier offre la possibilité d’effectuer un test d’aéronefs électriques. Les acteurs du milieu font la promesse d’une solution de transport sans pollution, économe et accessible (recevable socialement).

Des tests fiables et pertinents

Le secteur aéronautique va être bouleversé par les technologies. Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, n’a pas dissimulé sa joie lorsque le premier vertiport du pays a été présenté. Ce dernier est situé à l’aérodrome de Pontoise-Cormeilles à environ 35 kilomètres au Nord-Ouest de la capitale.

Connus en tant que « taxis volants », ces machines sont en réalité des eVTOL. Il s’agit d’aéronefs à décollage et atterrissage vertical. On peut comparer ces engins à des hélicoptères électriques. Ces machines d’un nouveau type sont-ils réellement une option d’avenir ? Leur but est de venir en complément des transports en commun. Ils doivent être une véritable alternative au véhicule thermique qui remplissent les routes dans les villes. Le ministre des transports a assuré que ces taxis doivent présenter une multitude d’avantages. En effet, ils consomment moins d’énergie, polluent moins, font moins de bruit et sont acceptables au niveau social. Des points forts loin d’être gagnés.

Praticité moindre du trajet

Afin de débuter, il y a une désillusion sur ce point. Les deux lignes, pensées pour dans deux ans, permettront de relier, pour l’une, l’aérodrome de Saint-Cyr, dans le département des Yvelines, au Sud-Ouest de la capitale, et l’héliport d’Issy-les-Moulineaux, en banlieue de Paris. Et pour l’autre, les aéroports Paris-Charles de Gaulle et le Bourget avec un site sur Paris toujours indéterminé à l’heure actuelle. Néanmoins, il est peu probable que cela se situe en plein centre de la capitale. Par conséquent, il sera nécessaire que les passagers utilisent encore d’autres transports à la suite de leur atterrissage. Ainsi, il y a peu de danger que cela optimise leur temps de trajet. On a vu mieux par rapport à la performance et l’efficacité !

Deux engins au minimum devraient progresser durant les JO. Le plus avancé se nomme VoloCity du groupe allemand Volocopter. Situé dans le hangar à Pontoise, il est un véhicule impressionnant car doté de 18 moteurs ainsi que d’une blancheur incontestable. Il a déjà effectué de multiples vols, dont un au Bourget et décroché une première certification européenne afin de poursuivre ses essais. Ses concepteurs espèrent débuter par le transport de passagers sur Paris et sur Singapour. L’engin peut effectuer 35 kilomètres et aller jusqu’à 110 kilomètres par heure maximum.

Le souci, c’est qu’il n’a que deux places, dont une qui sera destinée au pilote, tant qu’il ne sera pas permis de voler de manière autonome. Ainsi, il s’agit d’un véhicule individuel. Par conséquent, peut-il être réellement moins dangereux pour la planète qu’un véhicule thermique ?

Taxis volants : des avantages difficiles à prouver

Les avantages écologiques d’un taxi volant sont plutôt compliqués à prouver. Tout d’abord, prenons la sécurité. Sur ce point, c’est plutôt positif. Un tel taxi permet de ne pas subir de collisions via un mécanisme de détection et d’évitement. Récemment, une démonstration d’un décollage et de l’atterrissage de l’avion électrique nommé Pipistrel (d’origine slovène) sur la piste de l’aéroport de Pontoise en Île-de-France. Le test a permis de monter que l’électrique est silencieux et offre une recharge rapide.

L’utilité du taxi volant est loin d’être prouvé à l’heure actuelle. Les esprits critiques affirment qu’il serait sans aucun doute plus pertinent d’investir plus dans les transports en commun dans un but de désengorgement des transports urbains. Le futur passe par l’optimisation de ces moyens de transports et la création de nouveaux comme les taxis volants.

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