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Les groupes aériens et l’objectif zéro carbone d’ici 30 ans

Environnement Mobilité

Dans un écrit, l’Association internationale du transport aérien s’engage pour l’écologie et la protection de l’environnement : zéro émission nette de dioxyde de carbone d’ici une trentaine d’années (2050 exactement). Afin de combattre le bouleversement climatique, chacun doit effectuer son propre effort. Dans le secteur automobile, de plus en plus de concepteurs ciblent maintenant la neutralité carbone, alors que d’autres ont déjà pris le tournant vers le tout électrique.

L’aéronautique passe un cap

Dans l’aéronautique également, les industries se dirigent de plus en plus vers des options plus fiables à long terme. Lors de l’assemblée générale de l’Association internationale du transport aérien, les groupes aériens à l’international se sont fixés comme but le « zéro émission nette de dioxyde de carbone » d’ici un peu moins de trente ans. L’ambition est là et la mesure a comme but de combattre le bouleversement du climat, au moment où l’aviation commerciale émet près de 2,5% des émissions anthropiques (en lien avec l’activité humaine) par an.

Avec plus de 290 sociétés aériennes (et 82% du trafic cumulé), l’Iata affirme qu’actuellement l’objectif zéro carbone demeure une véritable obligation davantage qu’un simple objectif. La décision, dont l’adoption s’est faite via un consensus général, vient confirmer celle de 2005 de l’Association internationale du transport aérien, qui envisageait une diminution de 50% des émissions de dioxyde de carbone d’ici un peu moins de trente ans. Si des sociétés ont déjà effectué des démarches dans ce but, d’autres risquent d’être grandement impactées par ce bouleversement, dans un moment où le milieu subit grandement la pandémie de Coronavirus.

Un trafic aérien qui va grandir … Idem pour les émissions ?

Même si les émissions de dioxyde de carbone du milieu aérien peuvent demeurer moindres par rapport aux autres milieux plus polluants, le Parlement européen signalait il y a quelques mois que les émissions causées par l’aviation internationale et du transport maritime ont de façon respective subit une hausse d’environ 130% et 32% lors des vingt dernières années dans l’UE. C’est tout simplement la croissance la plus rapide de la totalité du milieu des transports, unique marché où les émissions ont connu une augmentation depuis 1990.

Au niveau international également, une explosion du trafic aérien a eu lieu. En quarante ans, entre les années 1980 et 2020, le nombre annuel de passagers a grandement grimpé (s’est vu multiplié quasiment par trois) : de 642 millions à 1,8 milliard. L’Association du transport aérien international affirme que les voyageurs pourront grimper jusqu’à dix milliards d’ici un peu moins de trente ans (2050 exactement).

Carbone : chiffres du milieu aérien

Actuellement, le milieu aérien émet 0,9 milliard de tonnes de dioxyde de carbone chaque année, selon l’Association du transport aérien international. Dans trente ans, si rien n’est effectué afin de diminuer l’empreinte carbone du marché, ce seuil sera de 1,8 milliard. Et sur trente ans, ce seraient 21,2 milliards de tonnes de dioxyde de carbone qui iraient dans l’atmosphère.

Il est compliqué de comprendre de quelle manière le trafic aérien va encore augmenter d’ici là. L’Association du transport aérien international désire remplir son objectif « zéro émission nette » en un peu moins de trente ans. À l’heure actuelle, il y a peu d’options afin de restreindre le coût carbone d’un vol. Là où les transports routiers s’adaptent de façon progressive à l’électrique, où le pourcentage des énergies renouvelables connaît une augmentation, l’avion demeure malheureusement extrêmement difficile à « décarboniser ».

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