Une nouvelle sonde humaine se pose sur Mars

Société

C’est un nouveau grand pas pour l’humanité qui signe la réussite de sept années de travaux. La sonde américaine InSight a parcouru avec succès 550 millions de kilomètres à travers l’espace pour rejoindre la planète rouge. L’émotion a été forte quand la contrôleuse de la NASA a annoncé « Atterrissage confirmé » depuis le centre de contrôle de Pasadena.

« Quelle journée incroyable ! », s’est enthousiasmé Jim Bridenstine, directeur de la Nasa, durant la rencontre avec presse à Pasadena en Californie. Monsieur Bridentstine a un nouvel objectif, envoyer « des humains sur Mars » d’ici 2035 après avoir utilisé la Lune comme base de test pour les technologies déployées sur Mars. Cette dernière fascine autant qu’elle surprend et peut effrayer la communauté scientifique comme le rappel Tom Hoffman, chef du projet InSight, qui assure qu’« avec Mars, rien n’est jamais acquis ».

En à peine quelques minutes une première photo est arrivée. L’image est brumeuse, brouillée par la poussière martienne de l’atterrissage. Mais on y distingue l’horizon et quelques rochers. M. Watkins est ravi, à juste titre, car c’est « l’image d’un endroit que nul être n’avait jamais vu auparavant ! ». La machine du nom de Mars InSight pèse 360 kilos. Immobile, cet atterrisseur transporte des instruments qui ont la charge d’examiner la structure interne de la planète durant les vingt-quatre prochains mois.

La pénétration de l’atmosphère martienne ont fait monter la température de l’appareil à 1 500 mais les boucliers thermiques de la machine ont tenu le coup malgré une vitesse de près de 20 000 km/h soit quatre fois plus rapidement qu’une balle d’arme à feu. Au bout de quatre minute le parachute s’est ouvert et a permis une arrivée en douceur à 8 km/h.

« Mon cœur s’est arrêté de battre pendant presque sept minutes », a déclaré après l’arrivée Tom Hoffman. Responsable d’un projet frôlant le milliard de dollars, il avait avoué « ne pas avoir très bien dormi » depuis quelques temps. « Je suis soulagé, très heureux », a pour sa part affirmé Philippe Lognonné, concepteur du magnifique sismomètre français qui équipe InSight. « Je viens d’avoir confirmation qu’il n’y a pas de cailloux devant l’atterrisseur. Je ne dis pas que ce sera facile de déployer le sismomètre mais cela se présente très bien”, a souligné le chercheur au bord des larmes depuis la Cité des Sciences à Paris d’où il a suivi l’opération. Les prochains mois vont être décisifs dans la poursuite de l’histoire humaine de ce que quelques chercheurs affirment désormais être la conquête de Mars par l’Homme.

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