Maroc : lancement du satellite Mohammed VI-B

Géopolitique Numérique

C’est un grand succès pour le royaume. Ce nouveau satellite d’observation de la Terre a été lancé depuis le Centre spatial guyanais de Kourou, en Guyane. C’est le lanceur léger Vega qui a procédé à la mise en orbite.

Après l’inauguration de la Ligne à grande vitesse la semaine dernière, le Maroc poursuit son installation à la table des puissances technologiques avant le second lancement réussi d’un satellite. Le royaume chérifien a travaillé en étroite collaboration avec la France pour arriver à ce résultat. Le contrat qui liait les deux pays avait été signé en avril 2013 quand François Hollande s’était rendu au Maroc. Le montant total du contrat était de 500 millions d’euros. Le Maroc est le troisième pays du continent africain à avoir ses propres satellites avec l’Afrique du Sud et l’Egypte.

L’appareil, un bijou de technologie, est arrivé le 5 octobre en Guyane à l’aéroport Félix-Eboué de Matoury. Le satellite pèse 1108 kilogrammes et « servira notamment aux activités cartographiques et cadastrales, à l’aménagement du territoire, au suivi des activités agricoles, à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles, au suivi des évolutions environnementales et de la désertification ainsi qu’à la surveillance des frontières et du littoral », a expliqué Arianespace. Les images fournies par le satellite seront en trois dimensions avec une résolution de 0.7 mètre depuis une altitude de 694 kilomètres.

L’appareil rejoint donc son confrère le satellite Mohammed VI-A, mis en orbite par Arianespace, déjà à bord de Vega, en novembre 2017. Un ingénieur participant au projet a expliqué que « Mohammed VI-B sera complémentaire du satellite Mohammed VI-A déjà opérationnel ». Le satellite est le résultat d’un grand travail mené par Thales Alenia Space et Airbus pour le royaume du Maroc. Ensemble, les deux appareils deviennent un grand atout pour le pays qui pourra ainsi mieux gérer l’essor de son agriculture avec la mise en place d’une cartographie thématique qui mettra en évidence une évaluation de la fertilité des sols afin d’améliorer les rendements.

C’est un nouveau succès pour Airbus qui vient de s’associer à la Comex (ingénierie en milieux extrêmes) pour la construction d’un des modules européens de la futur station spatiale sur la Lune. Le module a le nom d’Esprit pour Système européen de ravitaillement en carburant, infrastructures et télécommunications. « Gateway sera une base pour les missions sur la surface lunaire des véhicules robotiques et des astronautes. Son assemblage en orbite lunaire devrait commencer en 2023 » affirme la Comex dans un communiqué.

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