FOMO : anxiété générationnelle ou outil de marketing ?

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Le terme FOMO (« Fear of missing out »), issu à l’origine de la psychologie boursière décrit une sorte
d’anxiété sociale nourrie par les outils digitaux et caractérisée par la peur constante de manquer (une
information, un évènement, une occasion de relation). Ce phénomène, augmentant à proportion
égale des avancées technologiques et nouvelles applications toucherait particulièrement la
génération millénial. Un état d’esprit générationnel dont le marketing commence déjà à s’emparer…

Fear of missing out, l’anxiété des millenials
La FOMO (Fear of Missing out) est une maladie de l’hyperconnexion. La multiplication des moyens
d’information et de communication a ouvert sur un monde de possibilités infinies : Facebook,
Instagram, Twitter… sont autant de fenêtres permettant d’assister en direct à la vie des autres et
déclencheraient dans la foulée une anxiété de ne pas « en être ».
Selon une étude menée par le site Spotpink.com, près de deux personnes sur trois se disent
préoccupées de savoir que leurs amis s’amusent sans eux.

Décrit comme un dérivé de l’infobésité, la FOMO affecterait en priorité les moins de 30 ans et plus
particulièrement les fameux digital natives (millennials). Il serait lié à un besoin aïgu d’approbation
sociale qui, pour le docteur Andrew Przybylski ne trouve plus de réponse dans un milieu
professionnel de plus en plus anxiogène et insécurisant.

Derrière l’effet médiatique, le terme correspond à une réalité psychologique abordée avec sérieux
par les spécialistes et est entré en 2013 dans l’Oxford English Dictionary.
Fomo : un outil marketing

La dimension générationnelle et très « connectée » du terme FOMO a amené certaines marques à
s’emparer du phénomène. La marque de Vodka Smirnoff a ainsi organisé en 2014 un « No Fomo
Tour » en Afrique du sud, mené par un célèbre animateur radio et visant à garder les gens dans les
« bonnes soirées ».

Des conseils marketing fleurissent également sur le net pour capitaliser au mieux sur cette nouvelle
forme d’anxiété sociale. Le blog mention.com donne ainsi par exemple 5 règles pour adapter au
mieux la communication d’une marque à la peur de manquer des plus jeunes (créer l’urgence, faire
collaborer l’internaute, cultiver l’exclusivité…).

Le dernier conseil de la liste ? « Flip FOMO on its head », autrement dit, utiliser le FOMO pour
proposer un produit marketing pensé en opposition au FOMO

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