Spectre de lumière.

Vers une généralisation prochaine du Li-Fi ?

Technologie Une

 

Jusque-là principalement réservée à quelques domaines comme la défense et l’aérospatiale, la technologie Light Fidelity (Li-Fi) pourrait connaitre une généralisation très prochainement. Cela, sous l’impulsion de nombreux constructeurs et fabricants, désormais très intéressés par les perspectives économiques du marché.

Depuis le début de l’été, de nombreux rapports annoncent la démocratisation très prochaine du Light Fidelity, en abrégé Li-Fi. Cette technologie existe depuis plusieurs années, mais elle se limite jusque-là principalement à quelques domaines. Parmi lesquels l’automobile, l’électronique, la défense, l’aérospatiale et la santé. Selon plusieurs rapports publiés cet été, cette nouvelle norme de connectivité devrait bientôt se démocratiser grâce aux améliorations dont elle a fait l’objet ces dernières années.

Un marché de 4 milliards de dollars d’ici 2027

Des fabricants et des constructeurs travailleraient désormais sur le lancement prochain d’appareils connectés compatibles. Leur intérêt soudain n’est pas fortuit. En effet, le Li-Fi fait miroiter de nouveaux profits faramineux pour les grands groupes de la tech comme Samsung, Panasonic et Philips. Selon le cabinet de recherches Market Research Future (MRFR), ce marché pourrait atteindre 2,3 milliards de dollars d’ici 2030. Voire 4 milliards de dollars d’ici 2027 d’après le groupe IMARC, une société d’études et de services de conseil.

Inventé en 2011 par Harald Haas, professeur à l’Université d’Édimbourg, le Li-Fi est une technologie de communication sans fil. Elle repose sur la lumière, ou plus proprement les ondes lumineuses, contrairement au Wi-Fi qui envoie des ondes radio en continu. Ce système transmet les données via une lumière LED ou infrarouge à un récepteur qui peut être installé dans divers équipements comme les hotspots, ordinateurs portables, voitures ou smartphones. Il facilite la communication bidirectionnelle à haut débit, dans n’importe quel environnement fermé équipé d’un éclairage Led.

Pas d’ondes, donc aucun risque pour l’homme

Si en laboratoire, les chercheurs ont pu atteindre des débits de plus de 220 Gbit/s, le Li-Fi pourrait en théorie permettre de profiter de 1 Gbit/s (comme le Wi-Fi) dans des conditions normales d’utilisation. Quant à la vitesse, elle peut aller jusqu’à 220 Gbps. Cette technologie s’avère ainsi bien plus rapide que le WiFi 6 (9,6 Gbps). Outre le débit et la vitesse, le Li-Fi a l’avantage de ne nécessiter aucune nouvelle infrastructure puisqu’elle utilise les installations déjà existantes. Aussi, consomme-t-elle moins d’énergie. Un atout majeur en cette période crise énergétique.

Par ailleurs, le Li-Fi n’émet pas d’ondes, donc ne représente aucun danger pour l’être humain. Ce dernier se montre de plus en plus méfiant face à ce genre de technologie soupçonnée de nuire à la santé. En outre, cette solution offre une meilleure sécurité puisque limitée à un espace dédié. Contrairement au Wi-Fi, elle ne permet pas à la connexion de passer les murs. Malheureusement, de là découle son principal inconvénient. En effet, l’on ne peut pas l’utiliser dans différentes pièces d’une maison, à moins d’en avoir dans chacune d’elles.

Une utilisation par l’armée américaine

D’ailleurs, il faut une distance de moins de 10 mètres entre deux utilisateurs pour bénéficier de la connexion. Le Wi-Fi, lui, peut aller jusqu’à 32 mètres et franchit les murs. Mais globalement, le Li-Fi est bien meilleur pour l’homme et ses activités. Il convient aux endroits critiques et sensibles aux interférences électromagnétiques tels que les salles d’opération des hôpitaux, les cabines d’avion et certaines profondeurs de la mer. L’armée américaine utilise déjà ce système pour transmettre et recevoir des données. Pour une généralisation, il faudra maintenant que les équipements en Led deviennent la norme et que tous les appareils soient compatibles.

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