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Bioplastiques : qu’en est-il vraiment ?

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De plus en plus de personnes constatent la sur-abondance du plastique dans la vie de tous les jours. Cela est notamment le cas grâce à des campagnes spécifiques dénonçant l’usage abusif du plastique, notamment dans les grands magasins. Pourtant, ce matériau désormais si répandu a été conçu il y a seulement moins d’un siècle. Les bioplastiques sont considérés par les industriels comme la solution indispensable face à ce fléau moderne qu’est la pollution plastique.

Le plastique : un mal répandu au 21ème siècle

Peu importe la forme du plastique, ce dernier est peu recyclé : environ 30 % l’est. Si c’est le cas, le plastique est la plupart du temps exporté dans un pays asiatique, plutôt laxiste par rapport aux normes liées à l’environnement. Lorsqu’il est traité, il peut malheureusement être uniquement recyclé qu’un certain nombre de fois. En effet, il se dégrade lors de chaque phase de recyclage. Au final, le plastique jetable termine quasiment toujours sa course dans les incinérateurs et par conséquent dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone. Autres arrivées possibles, et qui ne sont pas plus réjouissantes : les décharges ou bien les océans.

Le plastique est souvent d’origine fossile, conçu avec du pétrole : il n’est donc pas une matière durable par définition. Ainsi, il joue un rôle majeur dans la destruction du vivant, surtout sous sa forme à utilisation unique. Encore pire : cette matière a permis l’apparition du septième continent, composé de plastiques, en plein centre de l’océan Pacifique. Or, ce n’est pas tout : le micro-plastique est partout. On peut en retrouver jusque dans le thé qu’on boit ou dans l’air de la mer. Ainsi, ces plastiques sont présents dans les corps des animaux et chez les humains : ce sont de véritables perturbateurs endocriniens. Au final, le fait qu’un plastique puisse être jetable paraît totalement saugrenu. Or, de nos jours, c’est bel et bien la norme. C’est pourquoi il est encourageant de constater que les industriels conçoivent de nouveaux plastiques, avec un côté écologique, voire naturel.

« Bioplastique » : un mot qui ne veut pas dire grand chose

Le mot « bioplastique » n’a pas de définition normée. Ainsi, ce qu’il désigne reste au final assez flou. Les bioplastiques sont des matières aux spécificités diverses et variées. Ainsi, certaines sont faites de plastiques, avec des matières biosourcées : il s’agit de matières provenant de la biomasse. Elles sont renouvelables contrairement aux matières dites fossiles. D’autres spécificités concernent le futur de ces déchets : ils peuvent être de type «biodégradables » ou « compostables ». Il faut savoir que la structure (les matières utilisés) et le devenir (ce que devient le plastique après l’utilisation) sont deux éléments totalement indépendants l’un de l’autre. Ainsi, un plastique biosourcé ne sera pas forcément plus biodégradable. Même chose pour l’inverse. Au final tout dépend des composants chimiques du matériau.

La majorité des bioplastiques actuels ne sont pas une bonne idée

Afin de concevoir ces bioplastiques, d’énormes infrastructures industrielles sont nécessaires, tout comme d’ailleurs les plastiques basiques. Ainsi, cela pose évidemment beaucoup d’interrogations liées à des aspects tels que par exemple le coût énergétique, l’utilisation de pesticides ou encore la pollution des eaux par rapport à leur conception.

Lorsque les plastiques sont biosourcés, leur conception peut également demander de grandes zones de terres agricoles, ce qui alourdit la pression sur le secteur des aliments et optimise les dangers de crise alimentaire : il y a deux ans, près de 2,2 millions de tonnes de bioplastiques ont été conçus, demandant par conséquent pour la fabrication des millions de tonnes de cultures. Plus de 56 % de ces derniers, proposés sur le marché, n’étaient pas biodégradables. Alors on peut légitimement se poser la question : que deviennent-ils après leur usage ? En effet, la question de la fin de vie des bioplastiques est essentielle. Au final, malgré des aspects écologiques et moraux fâcheux, le bioplastique ne doit pas être ignoré.

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