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Le monde face au Covid-19 : traçage numérique

Numérique Santé

L’Islande et ses quelques 360 000 âmes a suivi son gouvernement et se sert de façon massive d’une application de traçage numérique. Cette dernière, nommée Rakning C-19, a été téléchargée par près de 40% de la population. Cette application est semblable au futur StopCovid. Toutefois, après un mois d’usage, beaucoup de personnes estiment que Rakning C-19 n’est pas tellement utile.

Après un mois d’usage, quel est l’impact de l’application Rakning C-19 ?

Une fois le premier cas de Coronavirus islandais découvert fin février, les mesures sont venues rapidement. Le gouvernement a vite formé une équipe de chercheurs expérimentés afin de ralentir la prolifération du Covid-19 en effectuant des tests sur les individus ayant été au contact des personnes touchées.

En uniquement quelques semaines, une application de traçage numérique a été conçue. Au début du mois d’avril, elle était déjà disponible. Comparé à certains pays dont la France, l’Islande a fait preuve ici d’une véritable démonstration technologique. Si on se fit au groupe d’observation du Coronavirus Covid Tracing Tracker, c’est bel et bien l’Islande qui possède le plus grand taux de pénétration dans le monde par rapport à une application de suivi de la maladie. Environ 40% des Islandais se servent de l’application du traçage numérique Rakning C-19. Néanmoins, le résultat n’est pas celui qui était attendu au départ. En effet, l’impact de l’application se révèle être plutôt faible comparé aux techniques de traçage manuel comme par exemple les contacts téléphoniques.

Cette technologie reste tout de même assez satisfaisante même si elle est loin d’être sans failles. Par contre, mêler différentes techniques de tracking pourrait être plus efficace. Néanmoins, l’application de traçage numérique Rakning C-19 a été utile dans plusieurs cas, même si elle n’a pas pu vraiment ralentir la propagation du Coronavirus en Islande.

Application de traçage numérique : et pour la France ?

Si l’Islande, pays ayant le plus fort pourcentage d’usage d’une application de traçage numérique, affirme que l’application est peu utile, quand sera-t-il pour les autres pays ? L’OMS quant à elle est en train de concevoir une application de suivi pour les pays n’en ayant pas, tandis que d’autres gouvernements en sont toujours aux prémices de leurs applications.

En France, l’application de traçage numérique Covid-19 (nommée StopCovid) va pouvoir être utilisée le 2 juin. Néanmoins, des doutes sont déjà là. En effet, il n’y a que 77% de la population qui possède un smartphone. Pour les individus de 70 ans et plus, le pourcentage diminue fortement pour passer en dessous des 45%. Or, c’est bel et bien cette catégorie de la population qui est la plus fragile. Ainsi, un tel dispositif est malheureusement limité.

L’exemple asiatique avec la Corée du Sud

La Corée du Sud a pour sa part adopté une stratégie totalement différente de la France. En effet, le pays teste tout le monde. Les personnes malades sont alors tracées. C’est pourquoi, quand un nouveau test est positif, tous les individus qui se sont approchés de cette personne à moins de trois mètres ont une notification sur leurs mobiles.
Par la suite, ces cas contact doivent subir un test et se mettre en quinzaine. Au contraire de ce que beaucoup de monde pense, la Corée du Sud a une législation par rapport aux informations personnelles des citoyens. Néanmoins, s’il y a une crise sanitaire, un centre de contrôle et de prévention des maladies peut se servir de ces renseignements. Puis, ces informations sauvegardées sur des serveurs indépendants sont supprimées à la fin de la crise sanitaire. La force des pays asiatiques est que ces derniers ont déjà une grande expérience par rapport aux épidémies. Ainsi, ils ont déjà utilisé ce genre d’outils, au contraire des pays européens.

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