Marche contre les violences sexuelles et sexistes : une forte mobilisation et des attentes immenses

Société Une

 

La marche contre les violences sexistes et sexuelles, organisée le samedi 23 novembre, a rassemblé plus de 150.000 personnes dans toute la France, selon le décompte final des organisatrices. Initié par le collectif féministe Nous toutes, cette mobilisation entendait peser sur le gouvernement avant la fin du « Grenelle contre les violences conjugales », prévue ce lundi 25 novembre. 

Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations à la marche

Le samedi 23 novembre a eu lieu dans toute la France une mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles. Elle a rassemblé plus de 150.000 personnes dans toute la France, selon les organisatrices, dont près de 100.000 à Paris, 5 500 à Lyon, 2 000 à Rennes, 1 650 à Strasbourg et 1 000 à Bordeaux. A titre de comparaison, l’an passé, la marche avait réuni 50 000 personnes dans toute la France, dont 30.000 à Paris, d’après les organisatrices. « C’est la plus grande marche de l’histoire de France contre les violences sexistes et sexuelles », s’est félicitée l’une des organisatrices, Caroline De Haas, dans un message transmis aux médias.

Entre autres personnalités présentes dans le cortège, les actrices Alexandra Lamy et Muriel Robin, ainsi que l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem. Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations ont également appelé à se joindre à la marée violette, dont Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, Unef, PCF et SOS homophobie.

« A bas, à bas, le patriarcat »

Selon un décompte de l’AFP, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année. Quelque 213.000 femmes majeures sont victimes chaque année de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. De tels chiffres font froid dans le dos, tout en suscitant évidemment des colères. « A bas, à bas, le patriarcat », « quand c’est non, c’est non », brandissaient d’ailleurs quelques pancartes dans le cortège parisien.

Tandis que certaines manifestantes scandaient des slogans dénonçant la domination masculine, d’autres inversaient les rôles dans une théâtralisation qui a fait polémique. Pendant la marche, en effet, l’humoriste Marie S’infiltre avait dans la main un martinet qu’elle passe à d’autres participantes de la marche pour fouetter des hommes dénudés et tenues en laissent.

Le discours du Premier ministre très attendu

Au terme de la marche, les organisatrices ont exigé des mesures et des moyens supplémentaires pour en finir avec les violences. Elles proposent notamment l’inscription dans la loi des violences psychologiques, afin de mieux les repérer et sanctionner. Pour une lutte efficace, elles demandent aussi plus de moyens financiers, au moins un milliard d’euros. Ce lundi 25 novembre, le Premier ministre prononcera un discours pour clore le Grenelle contre les violences. Accompagné d’une douzaine de membres du gouvernement, il doit y annoncer ou confirmer une quarantaine de mesures, dont celles dévoilées au lancement de ce chantier le 3 septembre.

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