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Médecines douces : les Français en gardent une bonne image, malgré les polémiques

Santé Une

 

En dépit du déremboursement programmé de l’homéopathie et des polémiques récurrentes, les Français conservent une bonne image des médecines douces, selon un sondage Harris interactive pour Santéclair. Dans l’ensemble, les sondés se montent satisfaits des soins reçus. C’est particulièrement vrai dans le domaine de l’ostéopathie (92 %) et de l’homéopathie (89 %). De quoi revigorer les défenseurs de ces thérapies.

C’est un sondage qui va apporter de l’eau au moulin de Boiron et des patients des médecines alternatives comme l’homéopathie. Une enquête de l’institut Harris Interactive pour Santéclair, réalisée en ligne du 16 au 25 octobre 2019 auprès d’un échantillon de 1500 personnes représentatif de la population nationale, les Français conservent une bonne image des médecines douces, malgré les récentes polémiques sur leur efficacité. Cette image positive est surtout valable pour les médecines douces les plus connues comme l’ostéopathie (80%), la diététique (73 %), l’homéopathie (72%), l’acupuncture (72%) et la psychologie (63.

Efficace à 91% pour soigner les « petits » maux

Plus de 70% des sondés déclarent avoir déjà testé une médecine douce, avec une préférence pour l’acupuncture (58%), l’ostéopathie (49 %) et l’homéopathie (33%) Seulement 10 % ont consulté un naturopathe. Dans l’ensemble, les sondés se montent satisfaits des soins reçus à 92% pour l’ostéopathie et 89% pour l’homéopathie. Majoritairement, les Français perçoivent ces pratiques comme efficaces pour soigner les petits maux (91 %), complémentaires à la médecine traditionnelle (88 %), utiles (87 %), permettant de soigner sans médicaments (83 %) ou encore efficaces en matière de prévention en santé (83 %). Mieux, elles sont aussi considérées comme plus respectueuses de l’organisme (62 %), de l’environnement (60 %) et innovantes (37 %).

Fort de ses qualités, la plupart des répondants estiment que les médecines douces devraient être remboursées au même titre que la médecine générale par la sécurité sociale et les mutuelles.

Plus d’encadrement et de professionnalisme

Cependant, 56 % d’entre eux avouent avoir une connaissance trop approximative des disciplines comme la naturopathie, l’hypnose, la chiropraxie, l’homéopathie, l’ostéopathie ou la psychologie. En plus du besoin d’information, les Français (90 %) réclament un encadrement plus rigoureux de ces disciplines à travers notamment des diplômes et des certifications.

Enfin, selon l’enquête de l’institut Harris Interactive, les Français rencontrent des difficultés portant principalement sur les questions de prise en charge/remboursement (60 % en font état) et de tarifs pratiqués (55 %). La question de l’accessibilité géographique vient dans un second temps (44 %).

Une enquête à brandir au nez du gouvernement 

Cette étude va certainement conforter les défenseurs de l’homéopathie dans leur conviction que cette thérapie est bel et bien efficace. En conséquent, elle méritait de continuer à bénéficier d’un remboursement des soins. Nul doute que Valérie Lorentz-Poinsot, DG de Boiron, s’appuiera sur ses chiffres pour faire reculer la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

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