Index de l’égalité homme-femme : point d’étape sur ce dispositif

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Muriel Pénicaud, a présenté lundi au Medef, un point d’étape sur le déploiement de l’index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle relève que 99% des grandes compagnies se sont conformé à cette nouvelle règle contre 68% seulement pour les moyennes entreprises.

Cinq critères pour un total de 100 points

« Mon rêve, c’est l’égalité réelle, avec zéro sanction. Mais y parvenir risque de prendre du temps, car nous sommes encore très loin de l’égalité salariale », a admis lundi Muriel Pénicaud, qui présentait au Medef un point d’étape sur le déploiement de l’index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cet index prévoit une note globale sur 100 points à partir de cinq critères : l’écart de rémunération femmes-hommes (noté sur 40 points), l’écart dans les augmentations annuelles (20 points), l’écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points). Si une entreprise a un score en dessous de 75, elle est en « alerte rouge » et doit corriger sa copie dans les 3 ans, faute d’une amende de 1 % de sa masse salariale. L’idéal serait l’obtention d’une note de 99, voire de 100 sur 100.

17% des moyennes entreprises en alerte rouge

Les 1 400 entreprises de plus de 1 000 salariés avaient jusqu’au 1er mars pour publier leur score et 99% l’ont fait. Celles employant entre 250 et 1.000 salariés avaient jusqu’au 1er septembre, et seulement 68% ont respecté ce délai. Dans le détail, seules 167 grandes compagnies ont obtenu le score de 99 pour une moyenne de 83. Du côté des entreprises de 250 à 1.000 salariés (4.772 au total), sur celles qui ont publié leur note sur 100, « 17% sont en alerte rouge ».

Les PME craignent une insuffisance de temps

Le 1er mars 2020, ce sera au tour des sociétés de 50 à 250 salariés de se mettre en conformité avec la loi. Mais la tâche pourrait se compliquer pour elles. Les calculs qui permettent d’établir des comparaisons sont en effet complexes. Il faut croiser le niveau des salaires avec les caractéristiques de postes et exclure les heures supplémentaires, diverses primes, tenir compte des changements de statut, des arrêts maladie etc. Ces entreprises craignent donc que le temps ne soit pas suffisant pour publier leur note. « Pour nombre de PME, il est difficile de monopoliser suffisamment de personnel sur ce sujet, et re-traiter toutes les données des fiches de paie est extrêmement laborieux. D’autres restent un peu perdues. Il faudrait probablement simplifier encore cet outil », a plaidé Armelle Carminati, présidente du comité « Entreprise inclusive » du Medef.

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