Transport des bagages : Orok veut automatiser la tache

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Orok, la startup basée à Bourgoin-Jallieu, prépare un système d’automatisation pour le transport des bagages sur le tarmac des aéroports. Un premier prototype de véhicule a déjà été mis au point. Il s’agit désormais de récolter les fonds nécessaires pour le finaliser à l’échelle réelle et lancer des essais à l’aéroport Saint-Exupéry.

Après avoir travaillé sur le projet pendant plusieurs mois, Orok a lancé le prototype de son système d’automatisation. Il permet de remorquer les bagages des voyageurs sur le tarmac et inversement, mais aussi et surtout d’optimiser les trajets. « Nous diminuons les coûts opérationnels et les frais liés aux accidents et au retraitement des bagages. Sans compter l’optimisation des flux et l’aspect écologique puisque notre solution est électrique, alors que la moitié de la flotte de tracteurs chargés d’acheminer les remorques de bagages est diesel », argumente Pierrick Boyer, co fondateur d’Orok avec William Lambert.

Des essais à l’aéroport Saint-Exupéry

La flotte de véhicules autonomes sera supervisée par un serveur de mission contenant une intelligence artificielle. Les chariots électriques, qui devraient contenir entre 30 et 40 valises, vont remplacer les remorques et les tracteurs qui sont utilisés aujourd’hui entre le centre de tri des bagages de l’aéroport et l’avion. Ils utiliseront un GPS pour se déplacer, des caméras 3D pour accéder aux zones de chargement et déchargement. Un premier prototype est déjà disponible, mais à échelle réduite. Il s’agit donc désormais de le finaliser à l’échelle réelle et de lancer des essais à l’aéroport Saint-Exupéry, qui accompagne Oroko dans le développement de sa solution.

Pour finaliser le prototype, la jeune pousse a besoin de plus de moyens. Ses co-fondateurs vont donc lancer avant la fin de l’année un tour de table pour réunir environ 150 000 euros afin de mener les phases d’essai. Une fois le cap des expérimentations franchi, Orok prévoit de relancer un appel de fonds de l’ordre de 400 000 euros pour développer la commercialisation et lancer la production.

« Nous ciblons l’Europe, le Moyen Orient et l’Asie du Sud Est »

La commercialisation est prévue pour la fin 2020 ou le début 2021. « Nous ciblons l’Europe, parce que les coûts de main d’œuvre sont élevés, ainsi que le Moyen Orient et l’Asie du Sud Est car ce sont des pays où le trafic aérien est important et où les aéroports investissent dans des solutions innovantes », explique le co-fondateur d’Orok. L’objectif est de vendre au moins 500 unités par an pour atteindre 100 millions d’euros de chiffre d’affaires par an dans une dizaine d’années.

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