Brexit, un nouveau référendum ?

Géopolitique

On n’a surement pas fini d’entendre parler du Brexit. Les Travaillistes menés par Jérémy Corbyn se rêvent de retour aux manettes du Royaume-Uni. Ils mettent en avant l’idée d’un nouveau référendum sur l’appartenance ou non à l’Union Européenne. Certains conservateurs opposés à la première ministre Thérèsa May soutiennent cette idée.

Madame May défend son plan de sortie de l’UE, le plan de Chequers, qui prévoit un « soft brexit », c’est-à-dire le maintien de liens privilégiés avec l’UE. Au sein de son propre parti, les tenants d’un « hard brexit » et partisans de l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson qualifient « d’humiliation morale et intellectuelle » le projet de madame May et mettent en avant un « super-accord de libre-échange ». Monsieur Johnson ne cache plus vraiment ses ambitions de s’installer dans le fauteuil de chef de gouvernement mais ne réussit pour le moment qu’à fragiliser le parti Tories.

Les partisans de Jérémy Corbyn ont annoncé qu’ils ne soutiendraient pas un brexit qui nuirait à la paix en Irlande du Nord (toutes remises en cause des accords du Vendredi Saint garantissant la paix en Ulster depuis près de vingt ans) ou à l’emploi. La motion votée par le parti mardi 2 octobre annonce que « le Labour doit soutenir toutes les options qui restent sur la table, y compris une campagne pour un vote du public ». C’est un revirement de la politique des Travaillistes sur la question du brexit, à la suite d’un mouvement interne moins eurosceptique mené par une partie des jeunes aisés de l’organisation contre les adhérents plus âgés et issus des quartiers populaires.

Theresa May a annoncé aujourd’hui les nouvelles règles qui rentreront en vigueur sur l’émigration en vas de brexit sans accord avec l’UE. Elle a déclaré que « Quand nous quitterons [l’Union européenne], nous mettrons en place un système d’immigration qui met fin, une fois pour toutes, à la libre circulation » des citoyens européens au Royaume-Uni avant d’ajouter : « Ce sera un système basé sur les compétences des travailleurs, et non sur leurs origines. Ce nouveau système permettra de réduire l’immigration des personnes peu qualifiées. Il mettra le Royaume-Uni sur la voie d’une immigration réduite à des niveaux viables, comme promis ». Ces annonces ont fait réagit Boris Johnson qui a déclaré : « Ce n’est pas la démocratie. Ce n’est pas ce pour quoi nous avons voté ». Il a qualifié les propos de madame May de « tromperie » avant d’ajouter : « Ne les croyez pas quand ils disent qu’il n’y a pas d’autre plan, ni d’autre alternative »

 

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