L’Etat se porte garant de la reprise de la dette SNCF

Travail

La semaine dernière a été marquée par une nouvelle rencontre entre Edouard Philippe et les cheminots. En effet, le Premier Ministre a reçu une à une les cinq fédérations syndicales de cheminots. La grève, débutée en avril dernier, coûte cher à la SNCF et ses dettes n’ont pas fini de s’alourdir. Afin d’y remédier, le gouvernement a décidé de reprendre la dette, à hauteur de 35 milliards d’euros. Comment l’Etat va-t-il pouvoir financer cette reprise de dette ? 

La dette publique alourdie

Depuis qu’Edouard Philippe a annoncé la fin du statut de cheminot, les salariés ont entamé une grève qui devrait encore durer un mois. Face aux nombreuses contestations des salariés, le gouvernement a décidé d’agir. A plusieurs reprise, Edouard Philippe a reçu les syndicats dans les bureaux de Matignon.

La dette de la SNCF, prise en charge par l’Etat, viendra s’ajouter à la dette publique de l’ensemble des administrations publiques qui était déjà de 2226,1 milliards d’euros fin septembre 2017, soit 98,1% du PIB, selon l’Insee. Comment l’Etat compte-t-il la rembourser ?

Edouard Philippe, dans un courrier adressé aux syndicats en avril dernier, avait reconnu que la reprise progressive de la dette SNCF par l’État à partir du 1er janvier 2020 “demandera un effort supplémentaire des contribuables. Ils apportent déjà chaque année plusieurs milliards d’euros au financement du système ferroviaire“. Plus explicitement, cela signifie que chacun des 67 millions de Français écopera de 522 euros de dette supplémentaire.

Un calendrier établi et des syndicats divisés

Mais alors, comment cette reprise de dette va-t-elle s’organiser ? Selon le Premier Ministre, le règlement de la dette s’effectuera en deux temps. 25 milliards d’euros seront pris en charge en 2020 et 10 milliards en 2022.

Concernant les syndicats, le ton est divisé. La CGT a indiqué “repartir avec des questions“, notamment sur le statut des cheminots. “On a un gouvernement qui semble plus ouvert mais qui a du mal à s’engager. On a demandé une table ronde tripartite pour que le gouvernement fixe ses engagements”, a rajouté Laurent Brun, secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT. Il a également indiqué que ses adhérents étaient “prêts à poursuivre le combat“, soit la poursuite de la grève.

L’Unsa (Union nationale des syndicats autonomes), s’est dit de son côté “rassurée sur un engagement ferme de l’État” pour les finances de la SNCF. Elle a déclaré qu’elle prendra “très rapidement” une décision sur une éventuelle sortie de la grève lancée début avril, ont indiqué ses responsables à la sortie d’un entretien avec le Premier Ministre.

 

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