ETA : une dissolution inédite

Géopolitique

Le groupe Euskadi Ta Askatasuna, plus connu sous le nom de ETA, l’organisation armée basque indépendantiste, a annoncé sa dissolution la semaine dernière. L’actualité a fait la Une de nombreux médias, particulièrement au Pays basque.

ETA, une organisation hors du commun

Le groupe ETA est une organisation armée basque indépendantiste, d’inspiration marxiste. Elle a été créée le 31 juillet 1959, et est restée active jusqu’au 2 mai 2018. La plupart des revendications de l’ETA ont porté sur l’indépendance du Pays basque ou Euskal Herria. Depuis toujours, les tensions sont vives au Pays-basque, où de nombreux séparatistes demandent son indépendance. L’ETA a fait au moins 829 morts lors de ses nombreuses campagnes d’assassinats et d’attentats en Espagne et en France, au nom de l’indépendance. Les attentats ont visé policiers, responsables politiques ou représentants d’entreprises publiques, mais aussi des civils.

Dans une “déclaration finale”, le groupe indépendantiste annonce sa dissolution, ainsi que la fin de toute activité politique. Décimée par les arrestations de ses chefs, l’organisation classée comme terroriste par l’Union européenne avait renoncé à la violence en 2011 et livré ses armes l’année dernière.

Selon le magazine l’Express, l’organisation avait franchi un pas supplémentaire. Dans un message diffusé le 20 avril, elle demandait pardon aux victimes qui n’étaient pas concernées par le conflit.

Les actions du grand indépendantiste inexpliquées

Tout le projet d’ETA a été un échec retentissant. Elle n’a rien obtenu en assassinant des centaines de personnes, ni quand elle a arrêté de tuer parce que sa capacité d’action avait été anéantie par les forces de sécurité. Nous ne lui devons rien et nous n’avons à lui être reconnaissants de rien”, a déclaré Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol.

Au cours des nombreuses décennies d’action du groupe, l’Espagne n’a jamais voulu entreprendre quelques négociations que ce soit avec l’ETA.

Par ailleurs, en 2011, le ministre espagnol de l’Intérieur Jorge Fernandez avait affirmé que le groupe devait s’auto dissoudre. Un objectif commun avec le ministre français de l’époque, Manuel Valls.

Ce vœux semble aujourd’hui exhaussé. S’agit-il d’une réelle déclaration, ou comme l’a supputé Mariano Rajoy, d’une énième tentative de propagande pour espérer l’impunité ?

 

 

 

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