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L’agriculture bio en France bat des records

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L’agriculture bio en France gagne du terrain. Selon l’Agence bio (Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique), en 2018, deux millions d’hectares d’exploitations agricoles étaient cultivés en respectant le principe du respect de l’environnement. Une année record, qui permet de se rapprocher de l’objectif officiel de 15% de la surface agricole bio d’ici 2022. 

En France, le bio s’inscrit désormais dans les habitudes de consommation alimentaire. Par volonté de mieux se nourrir ou de respecter l’environnement, la tendance se confirme. Elle s’affirme également du côté de l’agriculture, qui s’éloigne de plus en plus des modes d’exploitations agricoles traditionnels pour se convertir au bio. Le directeur de l’Agence Bio, Florent Guhl, se réjouit de l’avancée du bio en France. Les deux millions d’hectares cultivés en bio en 2018 sont pour lui “un cap franchi […] en ligne avec l’objectif de parvenir à 15% de la surface agricole en bio fin 2022“.

L’Agence a également précisé dans son rapport annuel que 5000 nouvelles exploitations bio ont émergé en 2018. Aujourd’hui, 9,5% des agriculteurs français travaillent en bio ajoute-t-elle. Un secteur prolifique qui représente 14% de l’emploi agricole. Cette évolution correspond à “un phénomène psychologique essentiel chez les agriculteurs […] car il y a encore 15 ans, il n’était pas de bon ton d’être en bio“, affirme le nouveau président de l’Agence bio, Philippe Henry.

Au delà du phénomène sociologique, l’augmentation des cultures bio en France est corrélée à la hausse des capacités de traitement et de stockage, notamment à l’aide de la construction de silos et de moulins dédiés aux blés bio. Ces nouvelles infrastructures ont permis de passer de 1% des grandes cultures bio en France en 2013, à 4,3% aujourd’hui.

À cela s’ajoute la volonté de se détacher des produits chimiques, néfastes pour les cultures et l’environnement. Par exemple, Frédéric Piot, agriculteur en Ille-de-France, s’est converti au bio en 2015. Il explique dans une interview accordée au journal Le Monde : “je ne voyais plus de perspective dans l’agriculture conventionnelle. Des rencontres et des visites d’autres exploitations m’ont convaincu d’abandonner la chimie“.

Les grandes surfaces aujourd’hui participent à la distribution des produits bio auprès des ménages français. Un an plus tôt, cette même distribution était l’apanage des épiceries spécialisées. L’Agence bio n’oublie pas de souligner “le fort dynamisme” du secteur et son “gros impact sur les régions“. L’Occitanie étant la plus développée en France avec 9 403 fermes bio.

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