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Les femmes sont-elles discriminées pour certains emplois ?

Economie Société

A en croire une étude de l’observatoire des discriminations de la Sorbonne, les femmes ne pourraient pas toujours accéder aussi facilement que les hommes à certains emplois. Pourtant, les inégalités femmes-hommes sont de plus en plus dénoncées au sein de la société française. En effet, depuis plusieurs mois, la secrétaire d’Etat, Marlène Schiappa, a décidé de croiser de fer avec les misogynes de tout poil, pour faire avancer la condition féminine…

Les femmes ne peuvent pas toujours choisir leur métier…

Lundi 5 novembre 2018, l’observatoire des discriminations de la Sorbonne a publié une étude sur les inégalités femmes-hommes. Ainsi, le journal Le Monde résume : “une femme qui postule à un emploi considéré comme typiquement masculin, comme mécanicien automobile, a 22 % de chances en moins qu’un homme, à compétences et qualifications égales, de se voir proposer un entretien d’embauche “.

Pour, Anne-Cécile Mailfert, présidente de l’association des femmes à l’origine de cette étude souligne : ” Ce sont des chiffres énormes ! Et encore, c’est la partie émergée de l’iceberg, car nous n’avons pas testé ce qui se passerait ensuite, pendant l’entretien d’embauche “.

Pour l’expérience, ” Julie ” et “Thomas” ont répondu à environ 450 offres d’emploi. Sur les 173 candidatures pour un poste de chauffeur-livreur, 185 candidatures pour un emploi de mécanicien automobile et 93 candidatures pour un poste de jardinier, Thomas a été recontacté à 168 reprises, tandis que Julie seulement 131 fois.

En sociologie du genre, la notion de “plafond de verre” indique que les femmes ne parviennent pas à dépasser un certain niveau de qualification professionnelle, à cause des discriminations dont elles font l’objet. Pourtant, ces travaux montent que les discriminations ne concernent pas uniquement que les emplois de CSP+…

Les inégalités de genre : une problématique qui ne se limite pas au marché de l’emploi

Les débats autour de la loi de Marlène Schiappa, attestent des multiples formes de violence dont peuvent être victimes les femmes. Dans la rue, au travail, ou à la maison, la condition de la femme reste encore parfois bien précaire dans la société française du 21ème siècle.

Avec la diffusion du hashtag #MeToo, de nombreux témoignages sur les réseaux sociaux confirment l’ampleur du problème. De plus, sur internet on constate aussi qu’il s’agit d’un problème qui se pose à l’échelle mondiale. C’est pourquoi, le 8 mars est désormais considéré comme la journée internationale des droits des femmes.

Par ailleurs, cette thématique sera probablement traitée lors du prochain G7 organisé par la France en 2019. En effet, Emmanuel Macron veut faire de ce rendez-vous, un sommet pour la lutte contre les inégalités

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