Téléphone

Interdiction des téléphones portables : un mal pour un bien ?

Education

Le 29 mai, les députés de la République En Marche (LaREM) ont déposé une proposition de loi visant à interdire les téléphones portables dans les écoles et les collèges, à partir de la prochaine rentrée scolaire. Pour beaucoup de députés et professeurs, ils sont néfastes et n’apportent rien de bon dans le cadre scolaire. 

Une dépendance au bout des doigts

Au cours de sa campagne, le Président de la République s’est engagé à interdire l’usage des téléphones portables. Dans les écoles primaires et au collège. L’usage des téléphones se développe de façon très importante chez les jeunes. Le baromètre du numérique établi par l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) indique que 93 % des 12-17 ans dispose d’un téléphone mobile en 2016 (72 % en 2005)”, explique le texte de loi.

“Cette interdiction répond à la fois à des enjeux éducatifs et à des enjeux de vie scolaire. Il est donc nécessaire de consolider le cadre juridique pour permettre l’interdiction effective du téléphone portable dans toutes les écoles et tous les collèges et sécuriser les directeurs et chefs d’établissement mettant en œuvre cette interdiction”. 

Les enfants seraient accros au téléphone portable. Les portables sont devenus un véritable prolongement de la main. Au point que le gouvernement souhaite l’interdire tout simplement dans les écoles et les collèges. Alors que les téléphones portables sont déjà interdits dans les salles de classe, le projet de loi va plus loin. Les mobiles seront aussi interdits dans les couloirs des établissements et même pendant la récréation.

Une concentration défaillante

En d’autres termes, le gouvernement veut faire décrocher les jeunes de leurs écrans. “Il faut réduire la consommation virtuelle car les relations sociales à l’école se réduisent parfois à néant avec l’envoi de SMS entre élèves alors qu’ils son juste à coté et aussi favoriser la concentration“, explique le chroniqueur Roland Pérez.

Ces propos sont soutenus par plusieurs professeurs. “Le principal problème, c’est la concentration. Ils sont tellement accros qu’ils ont besoin d’y aller régulièrement. Forcément, ils suivent moins bien le cours“, explique Chloé Ledrut, professeur dans un collège roubaisien. “Des collègues m’ont expliqué que de plus en plus d’élèves branchaient leur portable en douce dans les salles de classe, en les cachant avec leur sac à dos“, ajoute-t-elle.

L’examen de ce projet de loi aura lieu en séance publique le 7 juin prochain. Malgré toute la bonne volonté des établissements, cette loi, si elle est adoptée, risque d’être difficile à appliquer. “Les employés de la vie scolaire ont d’autres choses à faire que la chasse aux smartphones”, et il serait également inconcevable de “fouiller tous les sacs des enfants”, explique Vincent Le Roy, secrétaire départemental de l’Unsa de l’Indre et Loire.

 

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