L’ardoise s’installe chez Casino

Société

A chaque fin de mois, la situation est la même pour de nombreux Français. En effet, avec un pouvoir d’achat toujours plus en baisse, les derniers jours du mois peuvent être difficiles. Afin de remédier à ce problème et aider les plus en difficultés, le groupe Casino a décidé d’introduire « l’ardoise numérique », un service de crédit à la consommation.

Le groupe Casino

Le Groupe Casino  est un groupe de distribution français, dirigé par Jean-Charles Naouri. Fort d’une grande proximité avec une clientèle variée, Casino n’ignore rien de la fragilité économique de certains de ses clients. Les enseignes du groupe proposent notamment, depuis plusieurs années, des produits de première nécessité à faible coût, dont certains ne dépassent pas l’euro.

Factures, courses, loyer… Alors que tout s’accumule pour de nombreux ménages et leur fait parfois franchir la ligne rouge, Casino souhaite leur venir en aide. Depuis lundi, il est désormais possible aux clients de payer leurs courses en différé. Le délais maximal est de 31 jours, à compter de la date de passage en caisse.

Pour se faire, rien de plus simple. Les clients doivent d’abord télécharger l’application Casino, qui leur permettra de présenter un code barre à l’hôtesse de caisse présente lors de leur passage. Le code barre scanné permet à ses détenteurs de bénéficier d’un mois pour être débité.

Un magasin voit son chiffre d’affaires baisser de 10 % la dernière semaine du mois et, à l’inverse, on note une augmentation notable du chiffre d’affaires en début de mois, après le versement des salaires et allocations”, explique un porte-parole de Casino, pour présenter cette nouvelle initiative.

Le panier minimum requis par Casino atteint 20 euros pour le différé et 50 euros pour le paiement fractionné. Les clients choisiront la date à laquelle ils voudront être débités (au maximum jusqu’à 31 jours après l’achat).

Pour Cyril Bourgois, directeur des opérations du groupe Casino, l’objectif n’est pas de permettre aux clients d’accumuler de la dette. “C’est un peu comme l’ardoise d’autrefois quand on allait chez le petit commerçant et qu’on avait la possibilité de payer quelques jours plus tard”, a-t-il expliqué lors d’une interview.

D’autres enseignes comme Leclerc ou Carrefour bénéficient déjà de ce moyen de paiement, mais pour un panier moyen bien plus élevé : il faut alors compter entre 100 et 150 euros.

 

 

 

 

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