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Quel futur pour les JO d’hiver ?

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Les jeux olympiques d’hiver sont des évènements fragiles par définition. En effet, ces JO connaissent de plein fouet les bouleversements du climat par rapport aux épreuves de neige, touchés par la peur d’éventuels pays organisateurs. Par conséquent, les JO d’hiver doivent changer afin de durer dans le temps, voire même survivre, affirment des experts.

C’est un véritable coup de chaud qui s’abat sur les Jeux Olympiques d’hiver ! Si on se fie à une récente étude de l’université canadienne de Waterloo, apparue au mois de janvier, la température moyenne en février dans les villes-hôtes des jeux olympiques d’hiver a grimpé de + 0,4 degrés sur la fourchette 1920-1960 à + 3,1 degrés entre les années 1960 et 2000 et à + 6,3 degrés depuis les prémices du millénaire actuel de 2020.

Le réchauffement climatique à l’œuvre

Si la situation actuelle du bouleversement du climat continue à ce rythme, il faudrait additionner à la température moyenne découverte en février dans les différentes villes (vingt-et-une exactement) qui ont reçu ces évènements depuis 1924 1,9 degré d’ici les années 2050 et tenez-vous bien … 2,7 degrés d’ici les années 2080 !

Ainsi, selon l’étude des universitaires canadiens, américains et autrichiens qui ont pris par à cette dernière, si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas jusqu’à respecter les finalités de l’accord de Paris, à la fin du siècle, une seule des 21 vieilles villes-hôtes posséderait les conditions nécessaires afin de recevoir ces évènements sportifs hivernaux ! Il s’agit de la ville de Sapporo, située au Japon. Elle avait accueilli les jeux en 1972.

Si le bouleversement actuel du climat impacte sur le long terme le futur des JO, le Comité international olympique doit aussi faire avec un souci plus immédiat : de moins en moins de villes désirent recevoir la quinzaine hivernale. Il faut dire que la note est extrêmement salée et que la notoriété de ces jeux est nettement moindre que celle des jeux d’été. Ces problèmes concernent surtout le continent européen.

Système de rotation

Les JO d’hiver doivent être remis au goût du jour : comme ils sont de plus en plus grands, cela ne permet pas une organisation dans les stations alpines. Ainsi, certains affirment qu’il faudrait tenir des jeux plus petits. Cela n’est pas forcément un souci pour les athlètes car il y en a peu en comparaison aux JO d’été. Par exemple, il y en avait 2 800 à Pékin, contre 11 000 à Tokyo. Ce qui représente l’empreinte territoriale/carbone, ce sont les spectateurs, l’entourage de ces derniers, les équipes techniques ou encore les médias. C’est pourquoi il faut que le sport et les athlètes deviennent les piliers des JO d’hiver.

Un universitaire a affirmé que la meilleure chose à faire par rapport à l’amortissement des coûts, financiers et environnementaux, des conceptions d’une piste de bobsleigh/luge/skeleton, d’un tremplin de saut à skis ainsi que d’un anneau de patinage de vitesse : que ces évènements hivernaux soient organisés plusieurs fois par une ville-hôte identique.

On pourrait imaginer dénicher plusieurs villes (3 ou 4) à l’international possédant l’infrastructure nécessaire afin d’effectuer un roulement avec une ville sur le continent européen, une en Amérique et une en Asie. Cela marcherait également avec les JO d’été.

La survie des JO d’hiver en question

L’enjeu principal est bel et bien ici la survie des jeux olympiques d’hiver : Est-ce que cela va permettre des JO plus modestes ou alors vont-ils être de moins en moins réputés avec peu de villes-hôtes, voire plus du tout ? Les jeux olympiques d’hiver peuvent obtenir un nouveau souffle en renouant avec leur glorieux passé, quand ces derniers permettaient au 20ème siècle le développement touristique dans les montagnes alpines essentiellement.

Il y a une multitude de marchés émergents tels que par exemple la Chine, le Kazakhstan, la Turquie ou encore la Bulgarie, où il y a des montagnes et un milieu du tourisme hivernal pouvant gagner en ampleur via un méga-événement du genre JO.

Finalement, tenir des évènements sportifs dans ce genre de conditions se révèle être tout simplement impertinent, au même titre qu’énormément d’autres compétitions sportives au niveau international. Les JO d’hiver doivent se dérouler dans des pays où il y a de la neige naturelle durant la saison hivernale et non pour satisfaire un quelconque gouvernement. Ainsi, beaucoup de monde le dit : le CIO fait fausse route en faisant le choix d’une organisation de ces évènements dans ce type de conditions !

Les pistes de ski, les chiffres dévoilés de deux millions de mètres cubes d’eau ou encore 800 piscines olympiques etc. : voilà où en est le respect de l’environnement et la tenue des JO. Organiser de tels jeux où il n’y a quasiment pas de neige naturelle, c’est comparable au fait que les jeux olympiques d’été se fassent en Arctique ou en Antarctique : il faudrait faire fondre le manteau neigeux !

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