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Pour trouver les pédophiles, Facebook a conçu un outil pour le FBI

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La société a récemment contribué à la conception d’un outil de hacking pour lutter contre Tails, un logiciel permettant de préserver l’anonymat. Son but ? Débusquer un pédophile agissant dans l’impunité la plus totale depuis des années et ayant fait des dizaines de victimes. Brian Kil avait pour fâcheuse habitude de menacer de mort mais aussi de viol ses victimes féminines afin de leur voler des images d’elles nues. Grâce à ce outil de hacking, le cybercriminel a pu être stoppé. Ce dernier a plaidé coupable pour plus de quarante charges. À l’heure actuelle, il attend toujours son verdict. Le cybercriminel employait des techniques si poussées afin de dissimuler son identité que des méthodes uniques ont dû être prises pour stopper cet homme. À part l’arrestation de ce dangereux individu, cette association unique entre des experts en sécurité et le FBI ouvre une véritable boîte de Pandore.

Le cybercriminel multipliait les comptes Facebook

Le célèbre réseau social a donc contribué à concevoir cet outil de hacking afin de combattre un logiciel tiers. Facebook n’a d’ailleurs pas prévenu Tails. Cet outil est ce qu’on appelle un zero-day : cela signifie qu’il exploite une faille que personne n’avait découvert jusqu’à ici. Par contre, le FBI peut désormais accéder à la plateforme. À l’heure actuelle, rien n’indique qu’ils n’en feront pas usage dans des cas moins graves, cela soulevant beaucoup d’inquiétudes. En effet, Tails est utilisé par beaucoup de militants, journalistes et individus recherchés : il faut dire que le site est réputé par rapport à la protection optimale de la vie privée et des informations personnelles qu’il offre à ses utilisateurs.

Le réseau social et le FBI ont tout fait afin de débusquer le pédophile

Certains des messages du cybercriminel ont été dévoilés par la justice. Ces derniers montrent malheureusement une atrocité sans noms. Souvent, Brian Kil harcelait de jeunes mineures durant des mois, voire même pire pendant des années ! Sa technique était simple : il menaçait de dévoiler des renseignements sensibles sur ces personnes. Un de ses messages affirmait tout simplement qu’il était le pire cyberterroriste ayant vécu.

Afin de prendre contact avec ses victimes, l’homme avait pour habitude de multiplier ses comptes sur les réseaux sociaux sans que Facebook n’arrive à retrouver sa trace. Pour se débarrasser de lui, le géant américain a même donné la mission à un salarié de poursuivre le moindre de ses faits et gestes durant deux ans. Encore plus surprenant : la conception d’un algorithme de détection afin de le surveiller.

Si l’homme était si compliqué à débusquer, c’est surtout parce qu’il se servait du logiciel Tails. Parmi les fonctions de ce dernier, une consistait à la redirection de la totalité du trafic vers le célèbre réseau anonyme Tor. Ainsi, il était impossible de trouver son adresse IP et par conséquent de dénicher sa position.

Une faille désormais réparée chez Tails ?

À la suite d’une multitude de tentatives non abouties (autant Facebook que le FBI), le géant des réseaux sociaux a choisi une nouvelle stratégie en appelant une société de cybersécurité pour la coquette somme de plus de 100 000 dollars ! Grâce à elle, Facebook a trouvé une faille révélant l’IP des individus se servant de Tails. Cette dernière était logée au niveau du lecteur de vidéos. Ainsi, Facebook a confié l’outil au FBI. Puis, une vidéo appât a été transmise au cybercriminel par une victime, ayant pour conséquence l’arrestation de Brian Kil.

Néanmoins, le réseau social affirme que c’est un cas unique, et que ce type de collaborations n’est pas prêt d’arriver. Désormais, la faille de Tails n’est plus présente. Concernant l’outil de hacking, ce dernier possédait une date d’expiration, rendant ce dernier inutilisable une fois le délai passé. Suffisant afin d’apaiser les nombreuses craintes des défenseurs de la vie privée ?

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