Ebola

Nouveaux traitements efficaces pour le virus Ebola

Santé

Dans une interview accordée au journal Ouest France, Jean-Claude Manuguerra, responsable de la cellule d’intervention biologique d’urgence de l’institut Pasteur, présente l’évolution du traitement du virus Ebola en Afrique. Si le taux de mortalité est encore très élevé (70%), le chercheur explique que de nouveaux traitements apparaissent et sont de plus en plus efficaces. Dont notamment un vaccin et un traitement curatif.

Le virus Ebola, ou fièvre hémorragique est une maladie très violente. Une forte épidémie touche d’ailleurs actuellement la République Démocratique du Congo (RDC). Si la maladie fait de nombreuses victimes, du côté des chercheurs, des solutions sont mises en place. Jean-Claude Manuguerra, responsable de la cellule d’intervention biologique d’urgence de l’institut Pasteur, précise, dans une interview accordée au journal Ouest France, que de nouveaux traitements font leur apparition.

Le chercheur rappelle dans un premier temps que la RDC fait face à sa dixième épidémie du virus Ebola. C’est d’ailleurs dans ce pays que le virus a été découvert pour la première fois chez l’homme, d’où son nom, tiré d’une rivière au nord du pays. L’Afrique de l’Ouest a été fortement touchée entre 2014 et 2016, et a connu plus de 11.000 morts. À titre de comparaison, l’épidémie actuelle en RDC a causé déjà environ 1800 décès.

Si les épidémies sont de plus en plus étendues, le chercheur rappelle que c’est parce que la maladie se développe dans des secteurs peuplés où les conditions sanitaires et sécuritaires sont limitées. Par exemple, lors de la propagation en Afrique de l’Ouest en 2014, la Guinée a été touchée de plein fouet, mais n’était pas préparée à combattre le virus d’un point de vue structurel et organisationnel.

Malgré des propensions désastreuses, Jean-Claude Manuguerra explique que la maladie reste simple à arrêter. En effet, la contagion se fait après la déclaration des symptômes, contrairement à la grippe, contagieuse avant. Les malades sont donc très contagieux lorsqu’ils reçoivent des soins. Par ailleurs, la plupart du temps les malades ne souhaitent pas se rendre dans les centres de soin, car le taux de mortalité de la maladie est de 70%. Ce qui fait que la population pense que les gens meurent là bas.

Pourtant, les traitements sont de plus en plus efficaces. On retrouve notamment un vaccin canadien, qui permet de prévenir la maladie, et qui d’après le chercheur “a probablement sauvé des milliers de vies“. Malheureusement, malgré son déploiement en 2016 en Afrique de l’Ouest, il y avait des tensions d’approvisionnement. “Pour l’épidémie actuelle en RDC, il y a eu une politique intelligente de vaccination en anneau autour des foyers d’infection” révèle-t-il.

En plus d’un traitement préventif, un traitement curatif est en phase de test. “Des anticorps monoclonaux, qui empêchent la propagation du virus dans le corps d’après le responsable. Pour les personnes traitées à temps, le taux de mortalité atteint les 6%.

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