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Guadeloupe : une campagne de financement participatif pour le parc éolien hybride de Sainte-Rose

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En Guadeloupe, une campagne de financement participatif pour le parc éolien de Sainte-Rose a débuté le 8 décembre sur la plateforme spécialisée Lendosphere. Ouverte à tous les Français, elle vise un objectif de 500 000 euros. Les citoyens pourront prêter à partir de 50 euros, pour une durée de 5 ans, avec des échéances de remboursement trimestrielles.

Les Guadeloupéens pourront participer à la transition énergétique de leur territoire

Une campagne de financement participatif pour le parc éolien de Sainte-Rose, en Guadeloupe, a débuté le dimanche 8 décembre, sur la plateforme spécialisée Lendosphere. Avec un objectif de 500 000 euros, elle s’ouvre à tous les Français. Ceux-ci pourront investir à partir de 50 euros, pour une durée de 5 ans, avec des échéances de remboursement trimestrielles. Les contributeurs vivant à proximité du parc pourront bénéficier d’une rémunération bonifiée. En détail, 5% par an pour les habitants de Guadeloupe, contre 4% par an pour les autres prêteurs et jusqu’à 6% par an pour ceux de la Communauté d’agglomération du Nord Basse-Terre.

Cette campagne de financement citoyen est proposée par Sainte-Rose Energies, propriétaire du parc éolien de Sainte-Rose, qui a pour actionnaires l’opérateur en énergies vertes VALOREM (65%), la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts) (30%) et la SEML Guadeloupe EnR (5%). En initiant cette opération, les acteurs souhaitent que les riverains du parc éolien puissent participer volontairement à la transition énergétique de leur territoire, tout en bénéficiant directement d’une partie de ses retombées économiques.

Une production de 33 GWh attendue

Le parc éolien de Sainte-Rose s’étend sur une superficie de près de 120 km2, dans une zone aux conditions particulièrement favorables. Il comprend huit éoliennes de 2 MW chacune, implantées sur les sites de Bellevue et l’Espérance. Le site a commencé à injecter de l’électricité sur le réseau en novembre 2018 et a depuis généré plus de 21 GWh durant cette première année « de rodage et de tests ». En fonctionnement normal, la production s’élève à 33  GWh. Soit l’équivalent de la consommation annuelle résidentielle d’environ 17 000 personnes. Le parc augmente de 10% la production électrique issue des énergies renouvelables en Guadeloupe. Il réduit ainsi la dépendance énergétique de l’île vis-à-vis des énergies fossiles.

Le parc éolien de Sainte-Rose dispose de batteries lithium-ion d’une capacité de stockage de 5,3 MWh, qui emmagasinent l’excès d’énergie produit par les éoliennes lorsqu’il y a plus de vent que prévu. Ou se déchargent sur le réseau public en cas de vent moindre. Hautes de 123 mètres en bout de pale, ses éoliennes, non rabattables, intègrent un dispositif qui leur permet de rester alimentées en électricité en cas de déconnexion au réseau. Dès lors, elles peuvent continuer à orienter leurs pales et nacelle pour résister aux vents violents selon leurs directions.

La Guadeloupe vise 68,6% d’énergies renouvelables dans sa production brut d’électricité à l’horizon 2023

« Avec le parc éolien de Sainte-Rose, nous confirmons notre engagement à relever le défi d’une transition énergétique créatrice d’emplois et de richesses pour la Guadeloupe. Les objectifs sont élevés : 50 % d’énergies renouvelables dès 2020 ; 84 % d’électricité renouvelable dès 2023, et l’autonomie énergétique totale pour 2030 » a déclaré Jean-Yves Grandidier, président de VALOREM et de Sainte Rose Énergies.

« Avec le parc éolien Sainte-Rose Energies, nous présentons la première collecte en Outre-Mer. Nous sommes heureux de la proposer de façon préférentielle pour les Guadeloupéens et d’accompagner VALOREM dans cette opération dédiée à un parc éolien qui apporte une réelle valeur ajoutée à la Guadeloupe », a souligné pour sa part Amaury Blais, président de Lendosphere.

Dans le cadre de sa 1ère programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la Guadeloupe s’est fixé comme objectif de compter 68,6% d’énergies renouvelables dans sa production brut d’électricité à l’horizon 2023. Ce qui nécessite de porter une attention particulière à la gestion de l’intermittence de la production des installations renouvelables.

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