Alors que le confinement pour lutter contre l’épidémie de Coronavirus devait se terminer au 31 mars, l’évolution de la situation dans le pays ne semble laisser d’autres choix qu’un prolongement des mesures de confinement. Ce lundi 23 mars, le bilan est de 674 morts en France, et les hôpitaux sont au bord de la rupture…
Alors que le conseil scientifique sur lequel s’appuie le gouvernement pour prendre des décisions doit rendre son verdict aujourd’hui, l’allongement de la période de confinement semble déjà inévitable. En effet, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a déjà indiqué que l’allongement de la période de confinement était « probable« .
De son côté, le chef de l’État doit lui se réunir par visioconférence avec « les autorités morales et religieuses » pour échanger avec eux sur la « cohésion morale du pays face à la crise« . Dans ses propos, Emmanuel Macron, en évoquant cette réunion, a déjà le regard tourné vers le futur proche de cette crise sanitaire : « cet échange portera sur la manière dont les Français peuvent faire face et résister à cette crise qui ne fait que commencer« .
Si le conseil d’État s’était exprimé contre la mise en place d’un « confinement total » des populations, le pays risque tout de même de se voir contraint à respecter des mesures plus strictes que celles mises en place pendant la première semaine de l’opération « restez chez vous« . En effet, bien que le corps médical ne supplie les Français de rester chez eux, expliquant que de « rester chez soi est la seule façon de fermer le robinet, en empêchant ainsi que les gens se contaminent entre eux« , ils demandent également un durcissement de la réglementation, qu’ils jugent n’être pas assez respectée.
Dans certaines villes de France, des couvre-feux sont déjà mis en place. Ainsi, de Mulhouse (Haut-Rhin) à Charleville-Mézières (Ardennes) les populations ne peuvent plus sortir la nuit. Cette limitation des sorties nocturnes s’applique également à tout le littoral des Alpes-Maritimes, en passant même par Perpignan (Pyrénées-Orientales).
En cas de non-respect des règles de confinement, des amendes étaient déjà mises en place. Les pénalités s’élevaient à hauteur de 135 euros, mais de nouvelles sanctions sont désormais prévues pour les récidivistes. Ainsi, l’amende initiale de 135 euros passerait à 1500 euros « en cas de récidive dans les quinze jours« . Enfin, si un individu venait à être interpellé à quatre reprises en trente jours, il s’exposerait à « 3 700 euros d’amende et six mois de prison au maximum ».
Ce weekend, Jérôme Salomon, directeur général de la santé, a indiqué qu’il y avait eu 112 décès supplémentaire liés au Coronavirus dans l’hexagone. Un bilan déjà lourd, mais qu’il estime malheureusement en dessous du nombre de décès cas réels, puisque tous les décès en ville ou dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ne sont pas comptabilisés dans ce chiffre.
De plus, le nombre de patients hospitalisé vient de franchir le cap des 7000 personnes, avec 7240 personnes, dont 1746 en état grave et placés en réanimation.
Enfin, la France pleure son premier membre du personnel médical décédé des causes du coronavirus. Âgé de 67, il s’agissait d’un médecin qui exerçait à Compiègne, dans l’Oise.
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