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Patrice Pichet transforme d’anciens bureaux en logements à Bordeaux

À Bordeaux, le groupe immobilier Pichet, dirigé par Patrice Pichet, mène une vaste opération de reconversion. L’ancien siège du Crédit Agricole d’Aquitaine, construit dans les années 1970, est progressivement transformé en un programme mêlant logements, activités et commerce. Un projet majeur qui illustre les enjeux liés à la reconversion d’immeubles de bureaux devenus obsolètes.

Au 304 boulevard du Président-Wilson, à l’angle de la rue Turenne, l’immeuble qui abritait le Crédit Agricole d’Aquitaine s’apprête à changer de vocation. Depuis 2022, le groupe immobilier dirigé par Patrice Pichet y développe « Emergence », un vaste programme destiné à transformer cet ensemble tertiaire en un projet immobilier mixte.

Le site bénéficie d’un emplacement particulièrement recherché, face au Parc Bordelais et à proximité de plusieurs quartiers résidentiels prisés.

La reconversion n’en reste pas moins complexe. Construit dans les années 1970, l’immeuble a été rénové et agrandi à plusieurs reprises au fil des décennies. La présence d’amiante et les nombreuses modifications apportées à la structure ont rendu le chantier particulièrement technique, avec des aléas susceptibles de peser sur les coûts comme sur le calendrier.

Les opérations de curage et de désamiantage ont été achevées en 2024. Les principaux travaux de gros œuvre ont, eux, pris fin au printemps 2026. Depuis, le chantier s’est poursuivi avec les aménagements intérieurs et le traitement des façades. Les visites cloisons programmées au troisième trimestre ont également été réalisées. La livraison de l’ensemble est prévue au deuxième trimestre 2027.

À terme, Emergence totalisera environ 10 270 m² de surface de plancher. Le logement en constituera la principale composante. Le groupe Pichet prévoit 67 appartements en accession libre, avec la possibilité d’atteindre 76 logements grâce à la division de certains lots, ainsi que 36 logements sociaux. Ces derniers représenteront environ 35 % de la partie résidentielle du programme.

Du T1 au T4 duplex, différentes typologies sont proposées afin de répondre à des profils variés : familles, investisseurs ou acquéreurs à la recherche d’un pied-à-terre. Grâce à la hauteur du bâtiment, certains appartements bénéficieront également de vues dégagées sur l’agglomération bordelaise. Plusieurs logements ont par ailleurs été conçus pour pouvoir être réunis ou, au contraire, divisés en fonction des besoins.

En véritable opération de recyclage urbain, la transformation d’anciens plateaux de bureaux en logements a nécessité une importante adaptation des volumes. Leur profondeur, notamment, était peu compatible avec un usage résidentiel. Des loggias ont donc été aménagées afin d’apporter davantage de lumière naturelle et d’offrir un espace extérieur à la quasi-totalité des appartements.

Le groupe Pichet a également fait le choix de conserver une partie du bâtiment existant. Plusieurs éléments structurels ont ainsi été préservés, tout comme une fresque classée.

Emergence ne se limite toutefois pas au logement. Près de 1 000 m² seront consacrés à des locaux d’activités susceptibles d’accueillir notamment des professions médicales, des espaces de coworking, des établissements de formation ou encore des professions libérales. Un Carrefour Market doit par ailleurs s’installer sur environ 2 000 m² répartis entre le rez-de-chaussée et le sous-sol.

Les deux niveaux de sous-sol existants sont également intégrés à la reconversion. Environ 130 places de stationnement seront réservées aux habitants, auxquelles s’ajouteront 47 places destinées à la clientèle du commerce, ainsi que plusieurs emplacements pour les locaux d’activités.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie RSE affirmée, permettant une réduction particulièrement importante de l’impact carbone du projet. Avec Emergence, le groupe de Patrice Pichet fait ainsi le choix de transformer un bâtiment existant plutôt que de privilégier une opération classique de démolition-reconstruction. Une approche appelée à se développer dans les grandes métropoles, où la raréfaction du foncier et l’obsolescence d’une partie du parc tertiaire conduisent les promoteurs à imaginer de nouveaux usages pour les immeubles existants.

La Rédaction

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