Energie

Le défi énergétique au Sahel : miser sur le renouvelable

Les changements climatiques intenses qui touchent la bande sahélienne amènent les pays de la région à s’interroger sur le développement des infrastructures énergétiques. 237 millions de personnes vivent actuellement sans électricité dans cette zone, et la consommation énergétique actuelle s’appuie essentiellement sur le fossile, dont le coût d’importation est très élevé. Une problématique qui pousse les États à réfléchir à  leurs mixes énergétiques. 

Les pays situés dans la zone du Sahel font face à des enjeux de développement cruciaux en matière de transition énergétique. 237 millions de personnes n’ont en effet pas accès à l’électricité. Une problématique qui amène les pays membres, comme par exemple le Tchad, le Mali ou encore le Burkina Faso, à s’interroger sur les infrastructures adéquates à développer.

Cette fracture énergétique participe à l’exclusion et la pauvreté des populations rurales. Aujourd’hui, 58% des ménages sénégalais sont privés d’électricité. Cette pénurie d’électricité à la campagne pérennise l’exode rurale, le déplacement des population vers la ville.

A l’exode rurale s’ajoute le problème des coûts très élevés de l’utilisation des énergies fossiles, pour la majorité importées. « Le manque d’accès et le coût élevé des matières premières, qui se répercute sur le prix de l’électricité, ralentissent l’économie et freinent le développement », explique Abou Ndour, coordinateur de programme d’Enda Énergie, au journal La Croix.

Si les gisements de pétrole et de gaz offshore découverts au Sénégal devraient favoriser la croissance du pays, il n’en demeure pas moins que l’enjeu principal est d’ordre environnemental. Ainsi, en appauvrissant ses ressources, et en participant au réchauffement climatique, le Sahel entretiendra un cercle vicieux pour la pauvreté.

L’objectif majeur pour ces pays est donc de rendre l’énergie universelle, tout en proposant un modèle de consommation et de production vertueux. D’où l’importance accordée à la diversification de leur mix énergétique par certains pays sahéliens. Les énergies renouvelables apparaissent alors comme la clé pour une énergie accessible et respectueuse de l’environnement, étant donné que la zone jouit d’un fort potentiel en éolien, hydroélectricité ou en énergie solaire.

Des énergies qui ont bien sûr un coût important en matière d’infrastructures. Tout en ayant conscience des investissements importants que cette transition nécessite, le Sénégal se démarque dans le domaine. Ainsi, au Cap-Vert, 60% de l’énergie provient du renouvelable. Par ailleurs, depuis 2017, l’État finance également des centrales photovoltaïques.

La rédaction

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