Lundi 14 mai, des milliers de personnes ont manifesté dans la bande de Gaza, le long de la frontière avec Israël. Le bilan est très lourd. Plus d’une centaine de personnes ont perdu la vie. Le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem est à l’origine de ces énièmes violences. Ces manifestations interviennent dans un contexte politique déjà extrêmement tendu entre la Palestine et l’état d’Israël.
Les tensions entre la Palestine et l’état d’Israël ont toujours été vives. A la fin de la seconde Guerre mondiale, les Etats arabes du Proche-Orient obtiennent leur indépendance. L’Organisation des Nations unies vote un plan de partage pour la Palestine. Ce plan prévoit alors un Etat juif, un Etat arabe, et un statut international pour Jérusalem. Accepté par les sionistes, ce plan est refusé par les Arabes de Palestine et leurs alliés. En 1948, les juifs proclament l’Etat d’Israël, rapidement reconnu par les Etats-Unis et par l’URSS. Le sionisme est un mouvement politique, visant à l’établissement puis à la consolidation d’un État juif en Palestine.
A cause de leur passé tumultueux, les relations entre les deux états ne se sont jamais améliorées et restent très explosives. La bande de Gaza est souvent la scène de nombreux heurts.
Les réactions internationales n’ont pas mis longtemps à se faire après l’annonce de la décision américaine. Pour Bekir Bozdag, porte-parole du gouvernement truc, « l’administration américaine est autant responsable qu’Israël de ce massacre sur la bande de Gaza« . Sur son compte Twitter, il ajoute alors : « en transférant son ambassade à Jérusalem, l’administration américaine a sapé les chances d’un règlement pacifique et provoqué un incendie qui causera davantage de pertes humaines, des destructions et des catastrophes dans la région « .
Par ailleurs, l’Organisation des Nations Unies monte elle aussi au créneau. Dans une déclaration écrite, le Comité de l’ONU « exhorte l’État d’Israël à mettre immédiatement fin à l’usage disproportionné de la force contre les manifestants palestiniens, à s’abstenir de tout acte qui pourrait faire de nouvelles victimes et à garantir que les blessés palestiniens aient un accès rapide et sans entrave aux soins médicaux ».
Du côté de la France, le ton est le même. Les responsables politiques ont appelé les autorités israéliennes « à faire preuve de discernement et de retenue dans l’usage de la force qui doit être strictement proportionné ».
Nenyamin Netanyahou, premier ministre israélien, a salué la décision de Donald Trump lors de l’inauguration de l’ambassade américaine. « Le président Trump en reconnaissant l’Histoire, a écrit l’Histoire. Nous sommes tous très touchés, nous n’avons pas de meilleur ami au monde. Ici, je me souviens de ma jeunesse. C’est un grand jour pour Jérusalem et pour l’Etat d’Israël. Un jour qui restera dans nos mémoires pour des générations et des générations ».
Le bilan humain est très lourd : une centaine de personnes, dont de nombreux enfants, ont perdu la vie dans ces affrontements.
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