La dernière édition de la Deloitte Football Money League, publiée le 22 janvier 2026, confirme la montée en puissance de l’économie du football mondial. Les clubs les plus influents engrangent désormais des recettes en milliards d’euros, dans un marché où marketing, droits de diffusion et exploitation commerciale convergent. Dans ce palmarès, le Paris Saint-Germain se hisse à la 4ᵉ place, faisant de lui le seul représentant français dans le Top 20.
Sur la saison 2024-2025, le PSG a généré 837 millions d’euros de revenus, un record pour le club malgré une légère perte de terrain dans le classement. Le club parisien recule en effet d’une place par rapport à l’édition précédente, alors même que ses recettes progressent de 4 %. Signe supplémentaire de la fragilité de l’écosystème français : ni l’Olympique de Marseille ni l’Olympique Lyonnais ne figurent plus cette année dans le classement, en raison notamment des secousses liées au marché des droits télévisés hexagonaux.
Selon Deloitte, les vingt clubs les plus lucratifs ont cumulé plus de 12 milliards d’euros de recettes entre 2024 et 2025, soit +11 % sur un an. Le podium reste dominé par les géants espagnols : le Real Madrid arrive en tête avec près de 1,2 milliard d’euros, devant le FC Barcelone qui repasse au-dessus du milliard et remonte de quatre places.
Le classement s’appuie sur trois leviers de revenus :
• la billetterie,
• les droits TV,
• les revenus commerciaux.
Ces derniers constituent, pour la troisième année consécutive, la principale source de profits des clubs. Sponsoring, licences, ventes de produits dérivés et royalties ont représenté 5,3 milliards d’euros, soit 43 % des recettes totales. Une dynamique portée par l’amélioration des ventes au détail et par l’exploitation des stades au-delà des jours de match, avec des services qui se multiplient (restaurants, hôtels, brasseries, espaces événementiels). Les clubs tendent ainsi à se comporter comme des marques globales, capables de générer de la valeur bien au-delà du seul terrain sportif.
Si le modèle commercial prend de l’ampleur, les droits audiovisuels continuent de peser lourd : ils représentent 38 % des revenus, en hausse de 10 %. L’élargissement du Mondial des clubs de la FIFA à 32 équipes a également dopé ce segment. En France, la Ligue 1 cherche à s’adapter après la rupture du contrat avec DAZN en diversifiant la distribution via sa plateforme Ligue 1+ et via Prime Video. Cette stratégie ne compense pas encore totalement l’ancien modèle, mais elle marque une volonté de réduire la dépendance aux diffuseurs historiques.
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