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En 2023, les hausses de salaires IT ont ralenti. C’est ce que constate le cabinet Externatic dans sa 7e étude nationale sur les rémunérations des informaticiens. Il explique cette situation par la loi de l’offre et de la demande.
En 2022, le monde du travail a été marqué par une euphorie générale post-COVID avec notamment des plans de recrutement massifs. Une ambition soutenue par d’importantes levées de fonds de la part des startups. Il y a eu parallèlement une explosion des rémunérations dans certains secteurs, dont l’informatique.
Cependant, dès la fin de l’année 2022, le marché de l’emploi a été bouleversé par le ralentissement des tours de table, les rationalisations des plans de recrutement et les licenciements chez les géants du numérique. Dorénavant, les entreprises souhaitent préserver leurs finances et leur rentabilité.
Dans ce contexte, les hausses de salaires ralentissent, en particulier au niveau des métiers de l’information. D’après la 7e étude nationale sur les salaires des informaticiens réalisée par Externatic, les salaires IT ont enregistré une légère croissance en 2023.
Parmi les principaux bénéficiaires de cette petite évolution de la grille salariale figure les métiers du développement applicatif / web / mobile. Les profils les plus heureux sont ceux orientés test applicatif. Ces professionnels ont vu leur rémunération grimper après avoir été longtemps sous-évalués par rapport aux développeurs.
En 2023, Externatic note aussi que l’ampleur des augmentations dépend du niveau du candidat. Ainsi, le salaire moyen d’un développeur (bac +2/3) a augmenté de 3 %. Tandis que celui d’un ingénieur logiciel bac +4/5 a progressé de seulement 1,5 % sur la période. Concernant la partie infra, en revanche, il y a eu 5% de hausse sur un an pour un administrateur systèmes/réseaux. Dans le même temps, la valorisation d’un ingénieur infrastructure a grimpé de plus de 11%.
Externatic explique le ralentissement des hausses de salaires en 2023 par la loi de l’offre et de la demande. En effet, les professionnels montrent de plus en plus d’intérêt pour les métiers IT. Or, avec une offre plus abondante de candidat, les entreprises ont plus de choix en matière d’embauche. Ce qui complique d’ailleurs les demandes de bonification des salaires. Sans oublier que les entreprises investissent elles-mêmes dans la formation des collaborateurs, notamment en développement (CSM, Business Dev, etc.) et en data (data analyst, data architect, etc.).
Ces formations répondent à un besoin fort de disposer des ressources qualifiées en informatique. Elles leur évitent aussi d’attendre cinq ans avant recruter des profils. Par ailleurs, un intérêt financier à court terme se cache derrière ces parcours. En effet, les rémunérations proposées au départ aux collaborateurs sont inférieures à celles des professionnels issus de filières traditionnelles. Ce n’est qu’après deux ans qu’elles s’alignent avec les profils issus de formations classiques.
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