Travail

L’égalité entre les sexes : un critère d’investissement pour Nordea AM

Le gestionnaire d’actifs Nordea AM a fait de l’égalité entre les sexes, un réel enjeu d’investissement. C’est pourquoi il a lancé en 2017 le fonds Nordea 1 – Global Gender Diversity Fund, qui lui a permis pour la troisième année consécutive, d’avoir une place dans l’indice Bloomberg Gender-Equality Index.

En 2015, les Nations unies ont adopté 17 objectifs de développement durable, dont le cinquième est l’égalité entre les sexes. Pour répondre à cet objectif, Nordea AM a lancé la stratégie Global Gender Diversity début 2019. Cette solution investit uniquement dans des entreprises où la représentation des hommes et des femmes est plus équilibrée.

La diversité offre une meilleure force d’attraction

Pour le gestionnaire de fonds, faire en sorte que davantage de femmes travaillent, et à des postes de direction, est non seulement une question de justice sociale, mais aussi et surtout de succès dans les affaires. « A l’échelle de l’entreprise, le capital humain est une ressource-clé dont la compagnie tire parti et qui reste assez difficile à répliquer pour les concurrents. La compétition pour attirer les meilleurs talents est rude. Ainsi, une entreprise qui parvient à instaurer les conditions d’opportunités équitables pour tous ses salariés, disposera d’un plus grand bassin de talents et d’une meilleure force d’attraction » explique Julie Bech, co-gérante du fonds Nordea 1 – Global Gender Diversity Strategy Fund, mis en place en 2017.

C’est la raison qui pousse certaines entreprises comme l’Oréal, Mariott Group ou encore Visa à diversifier leurs équipes et leur direction. Julie Bech souligne d’ailleurs que « Cela peut contribuer à améliorer les liens unissant l’entreprise aux consommateurs et la compréhension de leurs attentes ».

Nordea AM ne s’intéresse pas aux entreprises exclusivement féminines

Le gestionnaire de fonds d’Europe du nord n’investit que dans des entreprises où la représentation des hommes et des femmes est plus équilibrée et qui intègrent d’autres critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Et il estime qu’« Une société atteint la diversité hommes-femmes si ces dernières représentent au moins un tiers des cadres supérieurs. « Si l’équipe constate une amélioration de la diversité et de la politique en sa faveur dans une entreprise, celle-ci peut être incluse dans l’univers d’investissement » précise Julie Bech. Nordea AM exclut plus largement les sociétés impliquées dans la violation des lois et des normes internationales sur la protection de l’environnement, les droits de l’homme et les conditions de travail. Evidemment, il n’accepte pas, non plus, de travailler avec les entreprises exclusivement féminines au nom de cette même parité qui rejette les groupes archi dominés par des hommes.

La rédaction

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